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Le comédien défend ses valeurs en talons aiguilles

Homme de théâtre, drag-queen, lecteur à haute voix: le Lausannois Vincent David vit sa passion à 360 degrés.

«Je mets mon métier au service de la défense de certaines valeurs. J’ai beaucoup de mal avec l’intolérance. Je ne la comprends tout simplement pas.»
«Je mets mon métier au service de la défense de certaines valeurs. J’ai beaucoup de mal avec l’intolérance. Je ne la comprends tout simplement pas.»
Odile Meylan

Sur le mur de la cuisine, l’artiste Emilio López-Menchero, en apparat de femme, toise froidement du regard son public à travers son œuvre Trying to be Frida. Samedi, Vincent David n’essaiera pas seulement d’être Tralala Lita, il incarnera bel et bien la plantureuse et exubérante conteuse invitée par la Bibliothèque de Vevey. L’artiste lausannois y sensibilisera, par la lecture, le jeune public à la notion d’altérité lors d’une «Drag Queen Story Hour», mouvement venu des États-Unis. «Je n’aurais jamais imaginé cela possible. Mais ça veut dire que la société évolue. Le temps est venu de faire péter les cloisons des genres. Je me rends régulièrement à Berlin, où vit mon compagnon, et je suis fasciné par la diversité des gens qui composent sa population.»

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