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Conducteur d’un train spécial devenu normal

Dans sa cabine ou comme chef d'équipe au MOB, le Blonaysan Nicolas Jaunin prend le temps d’autres questions.

Conducteur sur les lignes du MOB, Nicolas Jaunin se retrouve souvent à la tête de convois qui se sont vidés.
Conducteur sur les lignes du MOB, Nicolas Jaunin se retrouve souvent à la tête de convois qui se sont vidés.
VANESSA CARDOSO

Là-haut, à 2042 mètres d’altitude, la réalité d’une pandémie a rattrapé la renommée des Rochers-de-Naye, alias le paradis de la marmotte. Si les rongeurs arrivés à la fin de leur temps d’hibernation ouvrent l’œil, les cimes ont plongé dans un sommeil forcé. Depuis cinq semaines, plus aucun train n’y monte et la plus haute voie ferrée du canton ne l’est plus! Elle s’arrête à Haut-de-Caux, à vingt-sept minutes de son terminus, et dans sa cabine de conducteur Nicolas Jaunin ne peut plus cultiver son admiration pour ces bâtisseurs incroyables «qui ont eu l’idée de poser des voies et de creuser des tunnels pour faire monter un train jusqu’aux Rochers-de-Naye.» Une initiative de 1892.

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