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La création, un rêve collé à ses semelles

Julio Arozarena, maître de ballet au Béjart Ballet Lausanne.

Julio Arozarena,chorégraphe et maître de ballet du BBL, signe sa quatrième chorégraphie pour la compagnie.
Julio Arozarena,chorégraphe et maître de ballet du BBL, signe sa quatrième chorégraphie pour la compagnie.
FLORIAN CELLA

Ses «toujours» ont une vraie permanence… Le gosse des quartiers de La Havane sera toujours de Cuba, même s’il a fait de l’Europe sa scène depuis la fin des années 80. L’espiègle porteur de la flamme de la rue, le créateur du premier groupe de breakdance cubain – aussitôt accusé d’être une diversion idéologique – sera toujours un danseur. Et… Julio Arozarena, 51 ans, chorégraphe et maître de ballet du Béjart Ballet Lausanne, sera toujours un inconditionnel du grand frisson créatif. Même si ses affres font mal, si elles torpillent la confiance en soi, même si elles cisaillent les tripes, l’homme préfère leur dénier toute victoire, galvanisé par une certitude: «J’ai toujours (encore un! ndlr) voulu être chorégraphe. Si j’ai arrêté la danse sans regrets, après avoir eu la chance de traverser les répertoires classiques et contemporains, c’est parce qu’on trouve – toujours – une raison pour faire les choses. Rêver, bien sûr que c’est génial, je n’arrête pas de rêver. Tant qu’on reste dans ce périmètre, on n’a aucun risque de s’égarer, tout est possible, mais, à un moment donné, il faut oser concrétiser.»

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