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Les crocs du pitbull au service de la compassion

Anne-Frédérique Widmann, journaliste engagée, Prix Dumur 2019, est aussi une cinéaste qui bouscule.

«Le journalisme, c’est le quatrième pouvoir, il est là pour contrebalancer les trois autres, pour assurer la démocratie.»
«Le journalisme, c’est le quatrième pouvoir, il est là pour contrebalancer les trois autres, pour assurer la démocratie.»
LAURENT GUIRAUD

Devant les ascenseurs de la RTS, en chemin vers le 16e étage et la séance photo dont vous avez le résultat sous les yeux, Anne-Frédérique Widmann croise Xavier Nicol, collaborateur de longue date. Grands sourires, bises affectueuses. «On repart bientôt, alors, lance-t-il. On va avoir besoin de gilets pare-balles?» Ils se marrent, mais la réalité n’est pas bien loin. «Sur la piste des damnés de Daesh», «Infirmières bulgares: le grand marchandage», «Migrants, sur la route de l’enfer»... La liste des sujets qu’Anne-Frédérique Widmann a réalisés, notamment pour «Temps présent», ressemble à un best of du reportage ardu, souvent en terres hostiles. Du solide.

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