Passer au contenu principal

La nomade qui trace sur ses semelles de vent

Léonore Confino, en Romande hybride, signe le scénario des «Bonnes intentions» pour Agnès Jaoui. Esprit baladeur.

La scénariste Léonore Confino
La scénariste Léonore Confino
FLORIAN CELLA

Les origines de Léonore Confino débordent avec une largesse exotique du simple passeport suisse. Née dans le Gard mais Genevoise par ses parents, la blondinette se colore encore d’ancêtres juifs espagnols et même d’un lointain aïeul repéré à Ispahan. Pour finir de noyer ses traces, la dramaturge a pêché «Le poisson belge», pièce jouée ces jours au Pull Off lausannois. «Belge pour persuader ma famille que je ne parlais pas d’elle!» s’amuse-t-elle. Pourtant, l’auteur ne parle que de ça. La preuve au cinéma par «Les bonnes intentions», une comédie réalisée par Gilles Legrand, où la scénariste brasse ses propres mouvements migratoires dans une urgence contemporaine. «Sans doute suis-je toujours en train de digérer mes débuts particuliers dans l’existence.» Sans traumatisme, cependant. «Encore aujourd’hui, il m’arrive de rentrer dans un Castorama pour respirer les pots de peinture, d’enduits. Des odeurs qui ont baigné mon enfance, à cause de mes parents architectes qui bougeaient sans cesse, on déménageait tout le temps.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.