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Peindre Cossonay pour oublier la guerre

Assise près de la fenêtre du studio renanais où elle vit avec son mari, Inaam Katerji a sans cesse le regard qui fuit vers l’extérieur. Un regard mélancolique et plein d’amour à la fois. Elle pointe la pelouse qui s’étend au pied de l’immeuble gris. «Je fais partie de cette nature, de cette herbe. Il y a de la musique dans la nature. L’automne, j’aime entendre la mélodie du vent dans les arbres et le bruit des feuilles mortes qui tombent», confie l’artiste peintre de 63 ans. Dans un anglais de traducteur chevronné, son époux, Hayrenik Dono, a presque l’air de s’excuser. «Ma femme est une poétesse.»

Fuyant la guerre civile syrienne, le couple est arrivé en Suisse en octobre 2013. Le cours de français hebdomadaire qu’Inaam Katerji suit depuis quelques mois lui permet déjà de tenir une conversation simple et d’avoir une très bonne prononciation. Ce qui ne satisfait pas encore son caractère perfectionniste et entraîne la présence de son mari pour traduire l’interview de l’anglais à l’arabe.

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