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Manifestation au Portugal
Des milliers de personnes protestent contre l’immigration à Lisbonne

Le dirigeant du parti d’extrême droite Chega, Andre Ventura, prononce un discours lors d’une manifestation organisée par le parti «contre l’immigration incontrôlée et l’insécurité dans les rues du Portugal», à Lisbonne, au Portugal, le 29 septembre 2024.
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«Pas un de plus !», ont scandé des milliers de personnes dimanche après-midi dans le centre de Lisbonne pour protester contre l’»immigration illégale» et «incontrôlée», à l’appel du parti d’extrême droite Chega.

Entonnant l’hymne national et agitant des drapeaux vert et rouge aux couleurs du Portugal, les manifestants ont défilé derrière des banderoles réclamant la «fin d’une immigration massive» ou encore «l’expulsion des immigrants commettant des crimes».

«C’est très bien l’immigration» mais «il faut des règles», explique à l’AFP Cecilia Guimaraes dont les parents ont émigré au Canada.

«On a émigré légalement. C’est comme ça que ça doit se passer dans un pays développé», fait valoir cette enseignante de 66 ans de Vila do Conde (nord), qui dénonce «une hausse de l’insécurité» dont elle craint qu’elle ne soit liée à l’arrivée des étrangers.

A l’instar d’autres pays européens, le Portugal n’est pas en mesure de contrôler les entrées sur son territoire, s’inquiètent d’autres militants.

«Tout cela génère un sentiment d’insécurité» car «on ne connaît pas leur passé», observe Rui Afonso, député Chega, regrettant que les pays européens ne soient pas en mesure d’accueillir de «manière digne» ces candidats à l’immigration qui sont parfois «contraints de vivre dans la rue et de sombrer dans la délinquance». 

Tensions dans les quartiers populaires

A l’approche des quartiers populaires, où habitent de nombreux immigrés, des tensions sont apparues au cours d’un face-à-face entre les manifestants et des militants défendant un Portugal ouvert aux étrangers.

Sur le parcours du défilé, des affiches proclamant qu’il n’y «pas de Portugal sans immigrants» ont été collées sur les murs et les abribus.

Cette manifestation nationale avait été initialement convoquée pour le 21 septembre par Chega, la troisième force sur la scène politique portugaise, avant d’être reportée en solidarité avec les victimes de la vague de feux de forêt qui a touché le pays.

Au Portugal, le nombre des étrangers a bondi l’année dernière de 33,6%, celui-ci accueillant désormais plus d’un million d’immigrés, ce qui constitue environ un dixième de la population totale, selon un rapport officiel de l’Agence pour l’intégration, les migrations et l’asile (Aima).

Les Brésiliens, qui sont quelque 368.500, restent la principale communauté étrangère, suivis des Angolais et des Capverdiens. Les Indiens (44.000) et les Népalais (30.000) figurent également dans le top dix, selon ce rapport.

Durcissement de la politique migratoire

Le gouvernement de droite modérée a décidé en juin de durcir la politique migratoire. Il a notamment abrogé une disposition, en vigueur depuis 2018, permettant aux immigrés de demander à être régularisés en prouvant qu’ils travaillaient depuis au moins un an, même s’ils étaient entrés illégalement sur le territoire portugais.

Le Portugal compte actuellement quelque 400.000 demandes de régularisation non traitées ayant été déposées avant la modification de la loi.

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AFP/CBD