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Conséquences de la pandémiePour le LS, la Pontaise fait peut-être déjà partie du passé

Le 7 novembre, les Vaudois doivent disputer un ultime match dans leur stade des Plaines-du-Loup. Mais aura-t-il bien lieu?

Dans le meilleur des cas, le LS pourra évoluer une toute dernière fois à la Pontaise, le 7 novembre prochain. Mais sans son public, comme ce fut déjà le cas contre Bâle en juin dernier.
Dans le meilleur des cas, le LS pourra évoluer une toute dernière fois à la Pontaise, le 7 novembre prochain. Mais sans son public, comme ce fut déjà le cas contre Bâle en juin dernier.
KEYSTONE

Sans le savoir, le 3 octobre dernier le Lausanne-Sport a peut-être disputé le dernier match de son histoire à la Pontaise. Ce soir-là, en quittant leur vétuste stade inauguré le 23 mai 1954, les Vaudois imaginaient y revenir à deux reprises. Ce samedi, ils devaient en effet y défier Vaduz avant de conclure cette longue - et parfois compliquée - complicité contre le FC Lugano, une semaine plus tard. Devant un parterre presque digne de l’événement puisque quelque 10000 spectateurs étaient alors encore autorisés à garnir les gradins.

Des plans qui ont commencé à voler en éclats la semaine passée. Dans un premier temps à cause du renvoi de la rencontre de ce 31 octobre - mise en quarantaine de l’équipe liechtensteinoise oblige - puis en raison de l’annonce du Conseil fédéral qui impose désormais le retour du huis clos, jusqu’à nouvel ordre. «Nous avons vite dû accepter l’idée de quitter la Pontaise sans notre public, soupire Vincent Steinmann, directeur commercial du club, alors que nous avions rêvé d’un tout autre départ de ce stade qui a abrité durant soixante-six ans les matches du LS.»

L’espoir de Contini

Mais le pire est peut-être encore à venir avec l’annonce de la mise en quarantaine, à titre préventif, de six joueurs du FC Lugano après que deux de leurs coéquipiers ont été testés positifs. Du coup, le duel prévu dimanche entre les Tessinois et Young Boys a d’ores et déjà été repoussé alors que celui qui devait clôturer l’histoire de la Pontaise dans une semaine est désormais accompagné d’un gros point d’interrogation.

«Nous avons encore tous l’espoir que ce match pourra se jouer le 7, assure Giorgio Contini. Quand une telle page se tourne dans un club, tu as toujours envie de bien faire les choses, de réussir une belle sortie devant beaucoup de monde. Ce qui ne sera bien sûr pas possible, mais si on nous enlève aussi la possibilité de jouer une dernière fois dans ce stade, ce sera très dommage. Mais bon, si tel devait être le cas, on aura au moins eu la satisfaction d’offrir une victoire et un très beau spectacle à notre public pour ce qui aura été notre vrai dernier match à la Pontaise, le 3 octobre contre le FC Zurich (4-0).»

La fête annulée

Une hypothèse qui ne réjouit bien sûr pas du tout Vincent Steinmann. «Même si, depuis quelques jours, j’avoue être plus préoccupé par l’organisation de ces matches à huis clos, les propositions que nous allons faire à nos fidèles supporters et, surtout, par ces renvois toujours nombreux qui nous inquiètent de plus en plus, la perspective que le LS ne jouera peut-être plus à la Pontaise m’attriste beaucoup. Car je ne vous cache pas que notre premier projet était de quitter ce stade en grande pompe, en organisant un événement digne de son histoire.»

«Malgré tous ces problèmes liés à la pandémie, nous monterons quand même une petite opération spéciale le 7 novembre. Avec ou sans match»

Vincent Steinmann, directeur commercial du LS

Des adieux qui auraient dû avoir lieu le 20 mai dernier. À l’occasion de cette dernière journée de championnat à l’issue de laquelle le trophée de champion de Challenge League a été remis au LS. «Notre repas de soutien, avec quelque 2000 personnes, devait justement se tenir à la Pontaise avant ce dernier match, rappelle Vincent Steinmann. Une fête, dans une enceinte pleine, à laquelle auraient participé de nombreux anciens grands joueurs qui ont marqué l’histoire du LS de leur empreinte, comme Stéphane Chapuisat, Frank Verlaat, Stefan Rehn et bien d’autres. Pour l’occasion, nous avions aussi prévu de présenter le livre «Un stade, des histoires» qui retrace les grands moments du LS à la Pontaise. Ce témoignage est prêt depuis quelques mois mais nous attendons maintenant le bon moment pour le faire découvrir à nos supporters. Mais que les gens qui nous sont proches se rassurent, malgré tous ces problèmes liés à la pandémie, nous monterons quand même une petite opération spéciale le 7 novembre. Avec ou sans match.»

Des festivités au printemps?

Un malheur venant rarement seul, le LS sait aussi depuis quelques jours qu’il inaugurera sa nouvelle enceinte de la Tuilière à huis clos, le 29 novembre prochain. «Oui, et cest pour cette raison que nous allons simplement ouvrir notre nouveau stade contre YB et non pas l’inaugurer, précise Vincent Steinmann. Comme il est important que nous réussissions une belle entrée à la Tuilière, les festivités organisées pour son inauguration officielle auront probablement lieu au printemps prochain. À la seule condition que nous puissions accueillir les 12500 spectateurs qu’il peut contenir. Et pourquoi pas alors mettre sur pied une grande fête où nous associerons la Pontaise et la Tuilière?» Les idées ne manquent pas et, probablement, le temps pour les réaliser de la plus belle des façons non plus.

2 commentaires
    Point de vue

    Nous nous réjouissons de participer aux adieux de notre chère Pontaise (j’espère vivement qu’elle survivra aux projets de sa démolition) et d’accueillir avec les grands honneurs la Tuilière. Bravo au LS et à Ineos pour l’organisation de tous ces futurs événements.

    Hop LS