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CoronavirusPour le vaccin, l’adhésion des Suisses serait préférable

Pour Marcel Tanner, membre de la task force Covid-19, il serait mieux d’obtenir l’adhésion des Suisses que de s’appuyer sur l’obligation de vaccination.

Pas de vaccin contre le Covid-19 avant un an pour l’épidémiologiste Marcel Tanner (à droite sur ce cliché d’archives).
Pas de vaccin contre le Covid-19 avant un an pour l’épidémiologiste Marcel Tanner (à droite sur ce cliché d’archives).
KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS

L’épidémiologiste Marcel Tanner, membre de la task force Covid-19 de la Confédération suisse, estime qu’il ne faut pas s’appuyer sur l’obligation de vaccination de loi sur les épidémies pour lutter contre le coronavirus. «C’est une fausse discussion», selon lui.

Il vaut mieux obtenir l’adhésion des Suisses, explique l’expert bâlois de 68 ans dans un entretien diffusé samedi par les journaux alémaniques du groupe de presse Tamedia. «Nous pouvons obtenir une immunité collective, si 80% de la population se fait vacciner». Marcel Tanner rejette par ailleurs l’idée de se concentrer sur un vaccin contre le Covid-19 produit en Suisse. «L’important est qu’un produit utilisable soit disponible rapidement». «Nous devons coopérer au niveau international», ajoute-t-il.

L’expert estime toutefois qu’il ne faut pas s’attendre à avoir un vaccin contre le SARS-CoV-2 rapidement. «Si tout va bien, c’est-à-dire s'il n’y a pas d’effets secondaires, nous pourrons disposer d’un vaccin dans un an», note-t-il. Il faudra ensuite produire les principes actifs et distribuer le produit, précise-t-il.

ATS/NXP