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L’éditorialPour ne pas devenir la honte de l’Europe

Un jour, elle se sent tout à coup si mal qu’elle est contrainte de s’allonger sur un banc, au milieu de la cohue d’un grand boulevard parisien. Sensation de mourir. Malaises et crises de panique, qui s’avéreront être les effets des viols subis à 13 ans. C’est l’histoire de l’animatrice Flavie Flament. Et le calvaire d’innombrables femmes surtout (et d’hommes, parfois), violées, abusées, protégées un temps par l’amnésie traumatique - autodéfense du cerveau pour ne pas sombrer dans la folie.

Lire aussi: «J’utilise enfin le terme correct: j’ai subi des viols!»

Pour ces anonymes, Nicole Uzun témoigne des conséquences désastreuses de s’être vu introduire des doigts d’adultes dans son sexe d’enfant. Pourquoi ce crime ne serait-il pas considéré comme un viol en Suisse, alors qu’il l’est en Europe? Comment est-il possible que l’archaïque définition (de stricte pénétration pénovaginale) subsiste comme variante dans l’avant-projet de révision du Code pénal? La Suisse veut-elle devenir la honte du continent?

Il y est aussi écrit qu’il serait «disproportionné» d’appliquer la même peine plancher pour les viols sur adultes que pour les actes sexuels sur enfants. Le législateur semble ignorer que les conséquences peuvent être aussi délétères, voire davantage. Il doit aussi se mettre dans le crâne que la contrainte violente est inutile, lorsque la victime est déjà incapable de se débattre. La littérature scientifique décrit bien ce mécanisme dit des trois F ( fight, flee, freeze), soit combattre, fuir, se figer: le psychisme choisit la sidération lorsque les autres voies sont impossibles.

Les drames d’enfance de Nicole Uzun possèdent un point commun avec Flavie Flament (face au photographe David Hamilton), avec Vanessa Springora (face à l’écrivain Gabriel Matzneff), ou au frère de Camille Kouchner (face au politologue Olivier Duhamel): les adultes ont déserté leur obligation de protection de ces mineurs - voire pire, se sont rendus complices par la mise à disposition du corps de l’enfant. Lorsque les adultes ont fait défaut, la société se doit au minimum d’offrir aux victimes les mots justes pour panser leurs plaies.

1 commentaire
    Paulpaul

    Encore une des nombreuses chose que les personnes de la "complosphère" comme vous nommez si bien dans la presse, dénoncent depuis des années.

    Et pour lesquelles on nous traitent de débiles mentaux.

    Alors merci de commencer à en parler enfin un petit peu.

    Car toutes ces choses sortent au grand jour et ces cas ne sont ni seulement anciens, ni isolés.

    Voir toutes les affaires qui sortent en France ces jours, avec le club maçonnique Le Siècle et les proches de Macron, tout ce que dénonce Morad El Hattab sur les réseaux pediocriminels en France, idem par Gérard Fauré ancien criminel qui distribuait de la cocaïne à tous ces pervers.

    On peut encore rappeler l'affaire Zandvoort, avec des milliers de vidéos effroyables de pedocrimiinalite ou de pedodataniste saisies, qui a fini en non-lieu !!!

    Et de toute actualité, l'affaire Epstein, employé par la Cia et le Mossad pour pieger des hautes personnalités. (Dont ce cher Bill Gates était très proche)

    Taper Epstein, mossad, liens Paris Jean-Luc Brunnel (qui vient de se faire arrêter) et régalez-vous.

    Encore pour voir que le monde ne tourne pas rond, tapez : les disparues de Roissy et posez-vous la question sur tout ce que l'on nous cache et si par hasard les complotistes ne disaient pas que des bêtises !

    Bon courage Messieurs les journalistes, vous avez encore du pain sur la planche si vous osez creuser le sujet.