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Le club de basketball vaudois quitte une LNA devenue trop grande pour luiPour Pully-Lausanne, le salut passe par la LNB

Pully-Lausanne ne jouera plus en Swiss Basketball League la saison prochaine. Le club vaudois est le deuxième à quitter l’élite en quelques semaines.

Les Foxes de Pully-Lausanne joueront en LNB la saison prochaine. L’entraîneur Randoald Dessarzin devrait toutefois rester fidèle au club.
Les Foxes de Pully-Lausanne joueront en LNB la saison prochaine. L’entraîneur Randoald Dessarzin devrait toutefois rester fidèle au club.
KEYSTONE

Pully-Lausanne se retire de l’élite, qui ne compte désormais plus que dix équipes, et espère repartir du bon pied en LNB. «Malgré toute la bonne volonté au monde, il n’est pas évident d’avoir des structures suffisamment solides pour la LNA», explique le président de Swiss Basketball, Giancarlo Sergi, confirmant au passage une information de «La Tele» au sujet du retrait du club vaudois. «Pour Pully-Lausanne, prendre un nouveau départ en LNB en axant ses efforts sur la formation n’est pas forcément une mauvaise chose, bien au contraire. Le président du club, Serge Vittoz, a osé faire un pas en arrière et a retiré la demande de licence avant la décision de la commission des licences. C’est remarquable. Je pense que la bonne décision a été prise. Le but est bien sûr que Pully-Lausanne revienne en LNA. La porte sera toujours ouverte à l’avenir.»

Financièrement, nous n’étions plus capables d’assurer le minimum vital en LNA.

Serge Vittoz, président de Pully-Lausanne

Le président du club vaudois, Serge Vittoz, reconnaît que la décision de quitter l'élite était inéluctable «après trois années passées à courir après l'argent». «Nous avions profité de la fusion avec le BBC Lausanne pour nous installer en LNA il y a trois ans, mais nous avons constaté qu'au niveau structurel, nous avions du mal à tout faire et surtout à le faire bien, reconnaît Serge Vittoz. Financièrement, nous n'étions plus capable d'assurer le minimum vital en LNA. Pour ne rien arranger, la crise du Covid-19 est encore venue troubler certains partenariats.»

Après Swiss Central au mois de mai, Pully-Lausanne est donc le deuxième club à quitter l’élite, pour des raisons financières et structurelles, avant le début de la saison 2020-2021 prévu entre fin septembre et début octobre.

Tandis que la commission des licences est actuellement en train de finaliser ses décisions d’octroi – ou non – des sésames pour participer au championnat, Giancarlo Sergi estime que la saison ne serait pas remise en cause si d’autres équipes venaient à suivre l’exemple de Swiss Central et Pully-Lausanne. «Il est encore trop tôt pour dire combien nous serons exactement à la reprise, explique le président de la Fédération suisse de basket. Il y aura au plus dix clubs, et huit au minimum. Et même si le nombre d’équipes dans l’élite devait encore diminuer, je ne verrais pas cela comme un échec. Il faut se battre pour avoir huit, neuf, voire dix structures solides en LNA. Pour les autres, mieux vaut sans doute passer par la LNB pour se refaire une santé. Le but n’est bien sûr pas de pousser les clubs vers la sortie, mais bien de les raisonner. Nous devons arrêter de vivre au-dessus de nos moyens.»

Je pense que repartir en LNB est quelque chose de raisonnable. J’aime le discours, avec une volonté de travailler avec des jeunes.

Randoald Dessarzin, entraîneur des Foxes

Pour amorcer ce nouveau départ à l’échelon inférieur, Pully-Lausanne devrait pouvoir compter sur les services de son entraîneur Randoald Dessarzin. Si des détails restent à régler, les deux parties souhaitent visiblement poursuivre leur collaboration. «Il y a une volonté commune, confirme le coach jurassien. La nouvelle du retrait de la LNA n’en est pas vraiment une pour moi puisque j’ai participé aux groupes de réflexions. Je pense que repartir en LNB est quelque chose de raisonnable. J’aime le discours, avec une volonté de travailler avec des jeunes. Par contre, je suis un compétiteur, je veux gagner des matches et j’aimerais avoir la garantie que nous serons compétitifs à l’échelon inférieur et que nous n’y allons pas simplement pour se faciliter la tâche.»

Si le président des Foxes, Serge Vittoz, part du principe que l'équipe sera compétitive en LNB, il rappelle que l'objectif désormais est de «renforcer la structure du club et de recentrer les énergies pour le mouvement juniors». Reverra-t-on prochainement les Foxes dans l'élite du basket suisse? «Lorsque nous serons suffisamment forts et solides, alors nous essaierons de remonter en LNA, promet Vittoz. L'objectif est d'y parvenir dans les deux ou trois prochaines années.»

Enfin, les clubs et le président de Swiss Basket se rencontreront samedi pour évoquer notamment la question du nombre de renforts étrangers par équipe dès la saison prochaine. Soit la formule actuelle sera maintenue (quatre renforts, dont trois sur le terrain) ou le nombre d’étrangers subira une diminution. La décision finale reviendra aux clubs.