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Élections communalesPour ravir Lausanne, les Verts se libèrent des socialistes

Les Verts sortent de la logique d’alliance dominée par les socialistes. Forts de leur succès de 2019, ils tentent désormais de s’imposer comme premier parti.

L’Hôtel de Ville de Lausanne, siège de la Municipalité et du Conseil communal, est l’objet de tous les désirs.
L’Hôtel de Ville de Lausanne, siège de la Municipalité et du Conseil communal, est l’objet de tous les désirs.
Philippe Maeder

Ils sont alliés à Lausanne. Leur union historique a permis de tenir la majorité depuis plus de trente ans et d’installer leurs leaders respectifs à la tête de l’exécutif. Le vieux couple rose-vert a su maîtriser la politique lausannoise en bonne intelligence. Il a même intégré la gauche radicale à sa formule gagnante pour consolider son emprise. La hiérarchie est bien établie depuis 2006, avec trois socialistes, deux Verts et un popiste.

Éditorial: L’inconnue verte à Lausanne

De l’eau dans le gaz

Seulement voilà, cette fois, il y a vraiment de l’eau dans le gaz. Les socialistes et les Verts s’affrontent en duel à Lausanne le 7 mars. Conquérant, le Parti écologiste veut un troisième siège à la Municipalité, voire le siège du syndic. Le Parti socialiste (PS), dominant avec trois sièges dont celui du syndic, est sur la défensive. Avec le Parti ouvrier populaire (POP) qui s’emploie à maintenir son unique siège, le PS est en position de force. Dans ce contexte inédit et incertain, Denis Corboz, président du PS lausannois, se garde bien d’évoquer le second tour: «Lenjeu pour les socialistes est davoir nos trois candidats, avec David Payot, bien placés et groupés au premier tour. Pour le second tour, il y a tellement de scénarios possibles que nous ne les avons pas vraiment étudiés

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