AboTélécrochetPour ses 25 ans, le Genevois Awan se qualifie à «The Voice»
Le jeune homme a rejoint la team de Zazie et va affronter samedi la redoutable épreuve des battles. Coup de fil.

Au bout du téléphone, sa voix pétille. Awan est un jeune homme heureux. Depuis le 3 mars, il fait partie de l’aventure «The Voice», saison 12, format qui se décline et cartonne dans de nombreux pays. Ce Genevois tente en effet de passer le casting depuis plusieurs saisons. C’est même la huitième fois qu’il se présente. Et celle-là fut la bonne.
Le 3 mars, sa prestation, une reprise pleine de peps d’un tube d’Abba, «Money, Money, Money», a fait se retourner deux fauteuils lors des auditions à l’aveugle. Ceux de Zazie et d’Amel Bent. C’était au chanteur de décider avec quelle coach il continuait l’aventure et il a opté pour Zazie. Samedi 15 avril, il sera confronté à un autre concurrent de la même team pour l’épreuve des battles, qui est cette fois éliminatoire.
«Ce huitième essai, c’était ma deadline.»
Au moment de notre appel, cette épreuve avait déjà eu lieu, tournage et montage. Mais pas un mot ne filtre sur le résultat. «Quelle que soit l’étape où je sors, cette émission m’aura apporté énormément. Je me serai fait remarquer, j’aurai même eu des opportunités.»
Awan nous confie qu’il s’était lancé un challenge. «Ce huitième essai, c’était ma deadline. 2023 est l’année de mes 25 ans, et je m’étais dit que je tentais encore une fois le casting avec un morceau classique mais plus rythmé, au tempo plus rapide. Toutes les autres fois, je m’étais présenté avec des chansons plus lentes. Je n’avais atteint que trois fois le casting final, mais jamais celui de l’audition à l’aveugle. J’avais seize ans lors du premier essai, et chaque fois, j’arrivais à me remotiver pour y retourner. Ce qu’il y a de bien, c’est que la production, même en cas d’échec, ne nous laisse pas tomber.»
Entre pluie et soleil
Awan, c’est évidemment un pseudo. Qui n’a pas été choisi au hasard. «En réalité, je me prénomme Loïc, et je ne suis pas sûr que cela me convienne. En plus, il y a déjà Loïc Notet (ndlr: découvert dans «The Voice Belgique»). Alors j’ai cherché un pseudo, et comme ma mère est indonésienne, cela m’a aiguillé. Dans cette langue, le mot «awan» désigne ce qu’il y a entre pluie et soleil, c’est-à-dire le nuage. Ce n’était pas plus compliqué que ça.»
Sa prestation lors des auditions à l’aveugle, il s’en souvient à moitié. «J’avais un trac de malade. Je voyais que des fauteuils s’étaient retournés, mais en même temps je ne voyais rien. Je me rappelle juste que ça m’a poussé à tout donner pour la suite de la prestation. Je me suis enfin vu lors de la diffusion.»
«J’ai toujours adoré les textes de Zazie. Ils me sont proches. Cela me fait bizarre de travailler avec elle.»
La musique, Awan l’a commencé dès l’âge de 12 ans, à Genève. «Au bout de trois ans, j’ai eu envie de compléter et de prendre aussi des cours de chant. Je devais avoir quinze ans. Sinon, j’ai fait le cycle, puis le collège. J’étais dans une filière socio-éducative, j’ai même travaillé dans un EMS durant deux ans. Les pensionnaires adoraient mon côté solaire. J’ai vécu à Genève jusqu’à mes 19 ans. J’habitais au Grand-Saconnex.»
Puis il sent qu’il doit partir à Paris, où il se passe plein de choses, même si la concurrence y est plus rude. Parmi toutes les émissions de télé crochet, «The Voice» a toujours eu sa préférence. «J’ai essayé la dernière saison de «Star Academy», celle qui a relancé l’émission. J’ai aussi tenté «Together, tous avec moi» (ndlr: jeu télévisé musical diffusé sur M6, puis sur W9, puis sur des plateformes). Mais «The Voice», que je regarde depuis tout petit à la télé chez mes parents, c’était vraiment mon rêve. Elle me permet aussi de travailler avec mes chansons. Et avoir la chance d’être coaché par Zazie, en plus. J’ai toujours adoré ses textes. Ils me sont proches. Cela me fait bizarre de travailler avec elle.»
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Bonne ambiance
Mais Awan songe déjà à composer. À enregistrer ses chansons. «J’ai une maquette, une dizaine de titres écrits pour guitare, piano et voix. Ce que j’aime, c’est surtout la variété française. Je voudrais proposer des choses entre Eddy de Pretto, Billie Eilish et Ben Mazué.» Bref, le grand écart.
«Mon modèle, c’est Gjon’s Tears. Après «The Voice», il a participé à l’Eurovision pour la Suisse en 2021 (ndlr: se classant même troisième). Grâce à cette émission, on peut se faire un joli réseau. Il y a une bonne ambiance entre les candidats, je n’ai pas ressenti de concurrence, mais juste de l’amour et de la bienveillance. Et on est un peu connu. À Paris, je travaille dans une boutique de vêtements, et il y a bien 4 ou 5 personnes qui me reconnaissent chaque jour.»
«The Voice», samedi 15 avril, épreuve des battles, dès 21 h 10 sur TF1.
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