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Université de FribourgPour un semestre «aussi normal que possible»

Malgré la crise sanitaire, l’Université de Fribourg propose une majorité des cours en présentiel lors de la rentrée afin de favoriser «un enseignement et une recherche de qualité», a indiqué lundi sa rectrice Astrid Epiney.

Les étudiants de l’Université de Fribourg avec une santé plus fragile pourront tout de même suivre un enseignement à distance.
Les étudiants de l’Université de Fribourg avec une santé plus fragile pourront tout de même suivre un enseignement à distance.
KEYSTONE/Gaetan Bally

A l’instar d’autres, crise sanitaire oblige, l’Université de Fribourg mise pour sa rentrée sur une reprise des cours en mode présentiel, tout en offrant parallèlement de les suivre en ligne. Elle veut vivre un semestre d’automne «aussi normal que possible».

L’Université de Fribourg avec ses quelque 10’500 étudiants propose une «grande majorité de cours en présentiel», a indiqué lundi l’institution par la voix de sa rectrice Astrid Epiney. Selon elle, «un enseignement et une recherche de qualité nécessitent de vraies rencontres», sans omettre la possibilité d’étudier à distance.

La mesure permettra aux personnes particulièrement vulnérables d’effectuer leurs études sans être physiquement présentes dans les locaux universitaires. Comme les autres universités romandes, l’Université de Fribourg investit dans les compétences numériques de ses membres à tous les niveaux.

Capacités numériques

Un projet cofinancé par swissuniversities vise ainsi à promouvoir les capacités numériques des étudiants, des enseignants et des chercheurs. La thématique des cours et ateliers va de la programmation et la gestion des données à la recherche d’informations ou la rédaction d’articles scientifiques.

L’épisode de semi-confinement du printemps a fait l’objet d’une évaluation auprès du personnel et des étudiants pour en tirer les enseignements. Les résultats montrent qu’après les quatre premières semaines de présentiel presque tous les cours ont pu être suivis en ligne, ou d’autres moyens, durant les dix dernières semaines.

Les formes les plus utilisées ont été les cours en ligne en direct ou la mise à disposition de présentations «powerpoint», durant lesquelles les conférenciers pouvaient être vus ou entendus. Des formes d’enseignement qui ont été généralement complétées par une documentation structurée sur la plate-forme d’apprentissage Moodle.

Recherche plus difficile

«Certains éléments de l’enseignement à distance ont été très appréciés par les étudiants.» C’est pourquoi ils devraient être utilisés à l’avenir afin d’enrichir l’enseignement en présence, a précisé l’Université de Fribourg, se basant sur les conclusions du Service assurance qualité.

L’enseignement a ainsi pu être poursuivi assez facilement, grâce au grand engagement des professeurs et des étudiants. Il n’en a pas été de même pour la recherche. Il ressort de l’enquête réalisée cet été qu’environ la moitié des chercheurs «se sont plaints de conditions plus mauvaises, voire bien pires que d’habitude».

Leur travail a été rendu particulièrement difficile par la fermeture des bibliothèques et des laboratoires. Certains chercheurs ont apprécié toutefois le «temps de tranquillité» procuré par les mesures de semi-confinement, qui ont réduit les occasions d’être «distraits» de leur travail.

ATS/NXP