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Présidentielle américaine Pourquoi le système électoral n’est-il toujours pas réformé?

Une majorité d’Américains souhaite l’abolition du suffrage indirect et des grands électeurs. Complexe et peu représentatif du peuple, ce système est pourtant indéboulonnable. Décryptage.

Un employé du Bureau central de décompte des voix à Détroit, Michigan, le 4 novembre.
Un employé du Bureau central de décompte des voix à Détroit, Michigan, le 4 novembre.
AFP

Aux appels démocrates à dénombrer «tous les votes» se succèdent désormais les cris du camp Trump, qui exige qu’on les recompte un à un. Une semaine après l’annonce de la victoire de Joe Biden, le président sortant ne reconnaît pas sa défaite et souhaite renverser la vapeur en profitant du système électoral américain. Un processus complexe décrit par l’Institut français des relations internationales (IFRI) comme «injuste», dominé par l’«inégalité» et le «manque de représentativité».

Outre-Atlantique, le suffrage est indirect: les électeurs ne glissent pas le nom du candidat qu’ils aimeraient voir à la tête du pays, mais celui de 538 grands électeurs (correspondant aux 100 sénateurs et 438 membres de la Chambre des représentants). Ce sont eux qui désignent ensuite le président des États-Unis.

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