AboRetard ferroviaire romandPression à Berne pour une nouvelle ligne CFF Lausanne-Genève
Plus de la moitié des Chambres fédérales soutient l’idée de réaliser au plus vite un tracé alternatif entre les deux capitales lémaniques.

Les Chambres fédérales semblent concernées par les retards ferroviaires dont souffre la Suisse romande. Il faut dire qu’un train qui perd des minutes sur les bords du Léman arrive en retard à Saint-Gall. Le conseiller aux États Olivier Français (PLR) et le conseiller national Roger Nordmann (PS) ont mené une action concertée pour faire avancer le projet d’une nouvelle ligne entre les deux capitales de la métropole lémanique.
Les deux Vaudois ont déposé mercredi, chacun dans leur Conseil, la même motion qui demande au Conseil fédéral de «définir des mesures pour augmenter la redondance et la capacité de la ligne ferroviaire entre Lausanne et Genève, d’intégrer les mesures aux programmes d’aménagement et de prévoir les crédits nécessaires».
«Nous voulons marquer le coup. Ça met la pression sur le Conseil fédéral.»
La motion Nordmann a été signée pas 107 conseillers nationaux (sur 200) de tous les partis et provenant toutes les régions du pays. Celle d’Olivier Français a été paraphée par 21 sénateurs (sur 46). «Nous voulons marquer le coup, note Roger Nordmann. Ça met la pression sur le Conseil fédéral.»
«Le trou de Tolochenaz a démontré la nécessité d’une ligne redondante à l’actuelle pour assurer la continuité du service.»
Le conseiller national poursuit: «L’idée est d’avoir le projet et le financement de cette nouvelle ligne, ou en tout cas une bonne partie, dans le message 2026 du Conseil fédéral». Olivier Français rappelle, lui, que «le trou de Tolochenaz a démontré, si besoin était, la nécessité d’une ligne redondante à l’actuelle pour assurer la continuité du service».
Des infrastructures qui datent des années 1960
La liaison Lausanne-Genève est un des tronçons ferroviaires les plus chargés de Suisse. Cependant, il n’existe aucun tracé alternatif en cas d’interruption sur cette ligne. Avec la liaison Lugano-Chiasso, c’est le seul tronçon d’importance nationale qui n’a pas de solution de secours.
Les deux motionnaires relèvent qu’une partie de l’infrastructure entre Lausanne et Genève date des années 1960. Des travaux pour la renouveler sont donc indispensables. Ce qui va générer des perturbations considérables. «Cette pression sur la ligne va aggraver les problèmes de fiabilité et de disponibilité sur l’entier de la ligne Saint-Gall-Genève», relève leur texte.
Le Conseil des États pourrait traiter cette motion en septembre. Ce qui permettra d’avancer rapidement au Conseil national.
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