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L’invitéQuand Gary Lineker s’invite au Conseil communal de Lausanne

Xavier de Haller regrette le dogmatisme de la gauche en matière de mobilité urbaine.

«Le football est un sport qui se joue à onze contre onze et à la fin… c’est l’Allemagne qui gagne.» Cette citation de l’ancien ancien footballeur international anglais Gary Lineker illustre bien le débat sur la mobilité à Lausanne. L’énoncé est simple: lors de la séance du 24 novembre 2020, la majorité du Conseil communal de Lausanne a refusé de renvoyer à la Municipalité un postulat du Parti libéral-radical (PLR) qui demandait de prioriser les zones piétonnes dans le centre-ville, de maintenir la vitesse à 50 km/h sur la petite ceinture et de garantir trois interfaces efficaces avec le réseau routier communal.

Ce postulat avait pour but d’améliorer la qualité de vie en ville tout en garantissant l’accessibilité du centre. Campée sur ses positions dogmatiques, la majorité de gauche a refusé d’étudier la proposition du PLR.

«Les arguments avancés ont été empreints de dogmatisme et de mauvaise foi.»

Tant le fond que la forme de cette votation interpellent. Dans un premier temps, lors de la commission chargée d’étudier le postulat, les représentants de la gauche ont soutenu le renvoi du texte à la Municipalité. En plénum, la gauche a complètement changé d’avis. Quant au fond, les arguments avancés ont été empreints de dogmatisme et de mauvaise foi. Dont acte.

Les déductions qu’il faut en tirer sont au nombre de trois: alors que le PLR propose d’étudier un projet de planification globale de la mobilité en ville, la gauche continue à faire du micromanagement; quand le PLR propose un projet alternatif permettant de garantir l’accessibilité du centre-ville et en même temps sa qualité de vie, la gauche persiste à vouloir chasser les voitures, sources selon elle de tous les maux; là où le PLR envisage une solution consensuelle permettant de satisfaire la grande majorité des utilisateurs et des habitants de la capitale vaudoise, la gauche persiste dans son dogmatisme.

Une ville handicapée

Le résultat de cette politique de la majorité de gauche est préjudiciable pour tous les utilisateurs de la ville. Lausanne se retrouve ainsi handicapée dans son rôle de ville centre devant attirer l’activité économique et les divertissements. La multimodalité, dont l’importance a été à nouveau démontrée lors de la crise sanitaire que nous traversons, est encore une fois mise à mal par l’approche unilatérale de la mobilité par la gauche.

Alors que la droite a adapté ses positions, notamment en admettant que l’abaissement de la vitesse à 30 km/h peut être un outil pour améliorer la qualité de vie dans les milieux urbains, la gauche persiste à vouloir éliminer le transport individuel des zones urbaines.

En conclusion, pour garder une ville dynamique, prospère et disposant d’infrastructures dignes de ce rayonnement, il est temps de modifier le rapport des forces à la Municipalité et de rétablir une juste représentation de la droite.

8 commentaires
    John carré

    Cette accusation de mauvaise foi, non démontrée, est ridicule. Je pense que la gauche peut leur retourner la politesse sans autre forme de procès.

    La gauche a au moins la cohérence de ne pas retourner casaque et d'avoir une stratégie claire anti-bagnole, même si ça me dérange personnellement car j'aime les voitures, surtout les gros 4x4. On a le droit de polluer et si nos enfants ne veulent pas du réchauffement climatique, ils n'auront qu'à développer des nouvelles technologies ou s'y habituer.