Passer au contenu principal

La police face à Extinction Rebellion«Quand il y a des débordements, je n’attends pas d’ordre politique pour agir»

Commandant de la police municipale de Lausanne, Olivier Botteron confie que l’apparition du mouvement l’a surpris. Depuis, ses hommes se sont adaptés.

Au pont Bessières ou encore à l’avenue de Rhodanie, Olivier Botteron est souvent en première ligne face à Extinction Rebellion.
Au pont Bessières ou encore à l’avenue de Rhodanie, Olivier Botteron est souvent en première ligne face à Extinction Rebellion.
Florian Cella

Les actions d’Extinction Rebellion ont évolué au fil du temps. Comment vous êtes-vous adaptés?

«La première action de XR, le blocage du pont Chauderon, nous a surpris. Nous ne nous attendions pas à voir tant de monde d’un seul coup. La deuxième fois, pour le blocage du Grand-Pont, ils avaient annoncé vouloir mettre la police face à un dilemme. Nous n’avons pas voulu entrer dans ce jeu, nous ne voulions pas devenir le thème de la manifestation et avons donc décidé d’observer et de ne pas intervenir en force. Ils nous avaient annoncé qu’ils ne resteraient qu’une heure, ils ont tenu parole. Ces premières actions nous ont également permis de déterminer à qui nous avions affaire. Sur le pont Bessières, les choses ont changé. Ils l’ont annoncé d’emblée, le but n’était pas de rester une heure mais de tenir toute la nuit. Ce n’était plus possible. Nous avons donc lancé les sommations d’usage, rappelant aux manifestants qu’ils contrevenaient à la loi. 60-70% ont quitté les lieux, le noyau dur est resté. Nous les avons évacués et n’avons pas changé de doctrine depuis: nous identifions et nous dénonçons.»

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.