«Quel est le plan au juste?» tacle Petra Gössi
La stratégie de sortie du Conseil fédéral ne convainc pas du tout la présidente du PLR suisse. Elle demande que les compétences soient rendues aux Cantons.

Interviewée par le «Tages-Anzeiger», l'élue dit être déçue par les dernières décisions du Conseil fédéral. Si Berne a corrigé le tir concernant les grands distributeurs, «cela n'est pas cohérent que les jardineries puissent ouvrir leurs portes au prétexte que leurs affaires sont saisonnières. Le secteur de la mode est aussi saisonnier, mais ils ne peuvent pas ouvrir.» Elle ajoute: «Le Conseil fédéral se perd dans les détails et je me demande: quel est le plan au juste?» Il manque «une vraie stratégie».
«Le Conseil fédéral se perd dans les détails et je me demande: quel est le plan au juste?»
Petra Gössi critique aussi vertement la stratégie en matière de tests: on a su que «beaucoup de labos n'utilisaient qu'une partie de leurs capacités car les critères fédéraux étaient trop sévères. Et maintenant, on assouplit ces critères. Il aurait fallu le faire bien plus vite.»
Interrogée sur la demande d'Ignazio Cassis de rouvrir tous les magasins dès lundi prochain, idée refusée par ses collègues, Petra Gössi explique que le PLR «aurait approuvé cela. À condition que les mesures de protection des employés et des clients soient respectées.»
Mais l'élue ne demande pas que tout reparte immédiatement: «Nous devons veiller à ce que la population garde confiance en la capacité de notre société à fonctionner. Elle est «surprise qu'aucune solution n'ait été présentée pour indiquer comment continuer à protéger les personnes à risque durant la phase de déconfinement».
Plus de compétences aux Cantons
Et d'évoquer l'importance des réponses régionales à la crise: «Maintenant que la courbe des infections s'aplatit, il faut redonner plus de compétences aux Cantons.» Le PLR entend baisser les impôts et éliminer des régulations pour atténuer la crise économique qui s'annonce.
Mais cela ne suffira pas, explique Petra Gössi: «Nous devons aussi discuter de la manière dont nous allons éponger la dette que nous accumulons aujourd'hui. Lorsque l'économie repartira, les entreprises devront pouvoir travailler librement. C'est de la politique libérale classique.»
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