Sorties cinémaQuels films aller voir cette semaine?
Avant le grand Barnum du Festival de Cannes, plus de petites curiosités que de grands chocs s’affichent. Et gros deuil pour les fans des super potaches sidéraux.
«Les gardiens de la galaxie Vol. 3» remballent pour de bon

Dans le gang superhéroïque Marvel, les Gardiens de la Galaxie affichent une rare tendance à l’autodérision destroy et flinguent avec constance le protocole depuis 2014. Les premiers volumes avaient engrangé un solide box-office mondial – plus de 1,6 milliard de dollars, désormais pris au sérieux malgré leur loufoquerie congénitale. Las…
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Drax, Gamora, Rocket, le délicieux Groot et les autres mettent un point final à leurs aventures stellaires. Le réalisateur James Gunn dont l’humour trash n’a pas toujours été compris, au point d’être viré par les studios Disney, puis réembauché, promet des caisses d’adrénaline, de larmes et rires dans cet ultime épisode. À vérifier puisqu’à Hollywood, «Never Say Never Again».
«Plan 75», mourir, cela n’est rien, mais vieillir…

Dans «La balade de Narayama», Palme d’or à Cannes en 1983, le Japonais Shohei Imamura revenait sur une coutume de la province du Shinshu, au XIXe, dont la barbarie de prime abord cruelle, prenait des accents poétiques apaisés. Dans un pays où la coutume enseigne à ne pas déranger, le sacrifice des aînés pour aider la communauté prend des accents beaucoup plus terrifiants dans le dystopique «Plan 75».
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La jeune cinéaste Chie Hayakawa y examine froidement une dérive sociétale. «Invités» à l’euthanasie au bénéfice pour les plus pauvres d’une prime de 100’000 yens, les seniors sont niés dans leur dignité par un système étatique. Si la S.F. au réalisme à court terme s’enlise parfois dans l’austérité revendiquée, le constat abrupt ne manque pas de cogner. Grand Prix, entre autres honneurs, au Festival international du film de Fribourg.
Note: ***
«Les aventures de Ricky», fais comme l’oiseau

Richard, chef d’escadron des cigognes, reprend du service après avoir amassé quelque 20 millions de dollars à travers ses migrations dans 155 pays. Mais au sortir de l’hivernage, le bel oiseau se voit supplanté par son frère Max.
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Vexé, l’effronté s’enfuit et se retrouve au milieu de bisbilles impliquant une demoiselle moineau aux mines séduisantes, un paon tyrannique et un trésor à retrouver pour dénouer toutes ces embrouilles. Joliment plumé par deux vétérans de l’animation, Mette Rank Tange and Benjamin Quabeck, ce conte sur fond d’amitié solaire est parfait pour initier les tout-petits à la magie du grand écran.
Note: **
«L’îlot», de l’autre côté du miroir

À la lisière de Pully, entre les voies ferrées, s’entortille la Vuachère. Ceint d’une végétation à l’exubérance singulière en milieu urbain, s’y dessine un royaume mystérieux. Le réalisateur Tizian Büchi plonge dans cette anomalie paysagère.
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Prenant pour guides deux vigiles, le bonhomme Daniel et son nerveux second, «L’îlot» glisse vers un improbable «En attendant Godot» où bruissent l’absurde et le burlesque, la tendresse aussi. Loin d’en rester à cette approche documentaire, le film se craquelle peu à peu, contaminé par les esprits du lieu, les légendes qui imprègnent l’air lourd de cet été torride.

Ainsi de ces Roméo et Juliette de banlieue qui s’évanouirent un jour, une nuit… De légende urbaine en série noire ou essai S.F., un objet indéfinissable qui embarque en toute simplicité dans sa dérive. Grand prix de Visions du Réel, un voyage fantastique s’offre à la périphérie de la réalité. Il suffit d’ouvrir les yeux.

Avant-premières en présence du réalisateur, animations etc. jusqu’à l’été au Festival de la Cité, Lausanne (4-9 juillet)
www.entrerdanslilot.ch
Note: ***
«A Forgotten Man» ou les errances de la Suisse

Tourné dans un très beau noir et blanc et sélectionné dans plusieurs festivals, «A forgotten man» peut être qualifié de film nécessaire. Pour que chaque citoyen suisse regarde en face les réalités historiques plus que difficiles à avaler – comme l’accord bilatéral de 1938 instaurant un tampon «J» sur les passeports des Juifs du Reich, pour que la Suisse les identifie à la frontière, ou la juteuse récolte de fonds de Hitler à Zurich en 1923.
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L’acteur Michael Neuenschwander brille dans le rôle de l’ambassadeur Zwygart. «Je suis un diplomate, mes opinions n’ont aucun intérêt», assène-t-il. Mais peut-on exécuter aveuglément les ordres, sans en répondre un jour devant son miroir? Au gré de sa dégringolade morale et sociale, la conscience hantée de Zwygart infuse celle du spectateur et la ressemblance du comédien Victor Poltier avec Maurice Bavaud ajoute au malaise.
Loin de condamner unilatéralement l’exécutant, le film n’épargne pas les autorités enclines aux retournements de veste opportunistes et l’inversion stylistique de l’image finale (dont nous laisserons la surprise aux spectateurs) symbolise une Suisse aux mains tachées de sang. De quoi nourrir les questionnements actuels et futurs sur la neutralité.
Note: **
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