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Sorties cinéma
«Super Mario Bros.», «Air»: quels films aller voir cette semaine?

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«Super Mario Bros.», les superplombiers crèvent l’écran

Mario et Luigi sont de retour sur grand écran!

Malgré une bande-annonce très alléchante qui a fait friser la moustache de ceux qui ont grandi avec les cartouches de «Super Mario» dans les consoles Nintendo, tout était à craindre pour cette nouvelle adaptation du célèbre jeu vidéo sur grand écran. En effet, trente ans plus tôt, Mario et Luigi prenaient vie dans la peau de Bob Hoskins et John Leguizamo pour un résultat catastrophique. 

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Cette fois, Nintendo a fait le pari de l’animation en s’alliant judicieusement avec le studio Illumination («Moi, moche et méchant», «Les Minions») et, en VO, une belle brochette de stars au doublage (Chris Pratt, Anya Taylor-Joy, Jack Black, Seth Rogen…). 

Avec beaucoup d’habileté, «Super Mario Bros.» sait combler les deux publics qu’il cherche à conquérir. Les jeunes d’abord, avec une aventure drôle, colorée et haletante, sans temps mort, réunissant tous les codes des jeux de plateforme et de course qu’ils affectionnent. Et leurs parents fans du plombier en salopette depuis leur tendre enfance qui s’amuseront à repérer toutes les références (personnages, décors, musique, dialogues, effets visuels et sonores…) à la saga japonaise tout en appréciant une bande originale très eighties. Bluffés visuellement, ils seront sans doute aussi surpris par le scénario, certes convenu, mais qui casse autant de briques que de codes traditionnels de l’univers «Super Mario».

Note: **

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Les pires», qu’est-ce qu’elle a, ma gueule?

«Les pires», un regard décalé sur les banlieues, le cinéma d’auteur et, souvent, les deux en même temps.

«On dirait que vous prenez que les pires…» Lise Akoka et Romane Gueret affichent une lucide autodérision dans la mise en abyme d’un film en tournage au titre évocateur, «À pisser contre le vent du nord». Furetant dans un quartier populaire, les réalisatrices filment le casting de «gueules» enfantines, atypiques, cabossées, propices à lâcher des mots poétiques.

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Le cinéaste en mission arbore un fort accent belge, des manières auteuristes, des bonnes intentions dégoulinantes. Cocasse, le procédé acquiert aussi une profondeur critique, tendant le miroir à la manufacture du cinéma, entre coquetterie créative et authenticité viscérale. Troublant.

Note: **

•= détestable, °= à vos risques et périls, *= bien, **= intéressant, ***= excellent, ****= chef-d’œuvre

«Joyland», le Pakistan lève le voile

Des amours à peine tolérées dans le Pakistan en pleine reconstruction identitaire depuis l’adoption d’une loi en 2018 en faveur des communautés LGBTQI+.

À Lahore, comme souvent, les familles s’épient dans une promiscuité permanente. Haider vit ainsi avec sa jeune épouse dans la maison du vieux père. Quand une artiste de cabaret transgenre veut l’engager comme danseur, il en tombe amoureux et le clan implose.

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Saim Sadiq filme avec une pudeur délicate l’amour qui ne dit pas son nom et qui, au Pakistan, restait tabou jusqu’en 2018. La reconnaissance de la communauté LGBTQI+ a généré ce film, émanation d’une société en quête d’émancipation.

Cela suffit à excuser quelques maladresses ici et là, tant le propos choisit, au cœur d’un peuple corseté dans la tradition, d’agir par la voie subtile plutôt que la provocation. Le Festival de Cannes 2022 ne s’y est pas trompé en le saluant avec force. 

Note: ***

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«Mon chat et moi, la grande aventure de Rroû», grrr…

Rien de plus photogénique qu’un chat… avec les mots de Maurice Genevoix.

Depuis 1931, le conte de Maurice Genevoix a baigné beaucoup d’enfances, tant la sensualité féline y explose en mots simples et précis. Le réalisateur Guillaume Maidatchevsky adapte cette histoire d’amitié entre Rroû, chaton des toits de Paris, adopté par Clémence qui l’embarque dans sa maison de vacances dans les Vosges.

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Évidemment, pour la gamine et le félin, le temps ne bat pas la même mesure, pas plus que le monde ne s’offre dans la même dimension. L’écrivain créait en notes subtiles un univers fantastique. Histoire de moderniser l’aventure, le conte est ici émaillé de références à «Jurassic Park» et autres classiques que ce film n’égale jamais. 

Note: *

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«Je verrai toujours vos visages», recentrer sur le verbe

Sans ce film, on ne saurait pas que ce processus de justice restaurative, de confrontation entre des victimes et des auteurs d’agressions, existe en France. Du moins ne le saurait-on pas aussi bien. Car ce que Jeanne Herry donne à voir, ce sont les mécanismes du procédé, gestation, mise en place et conclusion.

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Paradoxalement, par-delà cet aspect didactique, on sait très peu de chose sur les affaires qui composent sa fiction. Il y a un viol de nature incestueuse, un vol avec violence, des cambriolages. Le tout dans un contexte de misère humaine, malaise social, douleurs larvées. L’addition des drames débouche sur un film tendu, recueilli, presque ascétique dans son désir de redonner au verbe, aux voix, à la parole, une primauté par rapport au reste.

Cette rigueur, accentuée par des cadrages secs, par l’absence de mouvements de caméra, par une attention de chaque instant, donne au film sa tonalité. Après «Elle l’adore» et «Pupille», qu’on avait déjà beaucoup aimés et défendus, «Je verrai toujours vos visages» permet à Jeanne Herry d’affirmer une volonté auteuriste qui distingue son film d’un drame ordinaire. Son écriture est magnifique et le cinéma français peut compter sur elle. 

Note: ***

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«Air», quand Michael Jordan dit oui

Matt Damon et Ben Affleck

Comment la firme Nike a remué ciel et terre pour décrocher un partenariat avec la star du basketball américain Michael Jordan. L’histoire d’une «success story» à l’américaine, sans réelle surprise, filmée avec une sorte d’efficacité routinière mais sans vrai supplément d’âme par un Ben Affleck plus convaincant comme acteur que derrière une caméra.

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C’est dans l’ensemble plutôt bien fait mais paresseux et trop quelconque pour faire la différence. On aurait par exemple aimé un regard plus critique sur ce monde d’affaires qui paraît bien peu corrompu. Dans certains pays, le film est diffusé sur plateforme. Nous avons au moins la chance de le voir en salle.

Note: **

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«Les belles années», Röstigraben au pouvoir

Les joies de la retraite

Soit un couple de retraités décidés à profiter enfin de leur liberté, donc de leur vie. Mais des perturbations provoquées par leurs proches vont donner un coup de semonce à leur regain d’énergie. Il faut avouer que l’ensemble, signé Barbara Kulcsar, n’est pas d’un esthétisme révolutionnaire.

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Mais même en acceptant la pauvreté de l’image, digne d’un épisode de «La croisière s’amuse», on ne peut fermer les yeux sur l’accumulation de clichés qui remplace ici l’intrigue. Entre la fausse bonne humeur agaçante, les thés dansants plus que gênants, les concours de grimaces et l’hédonisme forcé des personnages, on se demande surtout pourquoi sortir cette comédie suisse alémanique du formol. Röstigraben puissance cent.

Note: °

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