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Fin d’une longue procédure Qui remplacera Nouria Hernandez à la tête de l’UNIL?

Le Conseil de l’Université s’apprête à proposer le nom du ou de la future rectrice. Le Conseil d’État tranchera.

L’actuelle rectrice est en poste jusqu’en juillet prochain.
L’actuelle rectrice est en poste jusqu’en juillet prochain.
Florian Cella

En mars dernier, Nouria Hernandez, première femme rectrice de l’Université de Lausanne (UNIL) de l’histoire, annonçait qu’elle ne briguerait pas de nouveau mandat. La biologiste est encore à la tête de l’institution pour plusieurs mois, mais sa succession se prépare déjà en coulisses. Le processus arrive à son terme. Jeudi soir, le Conseil de l’Université choisira le nom qu’il proposera au Conseil d’État pour lui succéder. L’Exécutif cantonal aura ensuite jusqu’en janvier pour désigner le futur recteur ou la future rectrice.

Sur le campus, en marge d’une rentrée inédite marquée par les mesures sanitaires liées au Covid-19, le sujet alimente les conversations. Qui remplacera Nouria Hernandez à la tête de l’institution? Parmi les papables, deux noms reviennent souvent: Frédéric Herman, doyen de la Faculté des géosciences et de l’environnement, et Marianne Schmid Mast, psychologue et professeure de comportement organisationnel à HEC.

Frédéric Herman, ingénieur civil formé à l'Université de Liège ensuite passé par le CalTech, a notamment chapeauté la création de trois nouvelles chaires consacrées au climat à Dorigny. De son côté, Marianne Schmid Mast, qui étudie les comportements grâce à la réalité virtuelle, a été classée parmi les 50 psys vivants les plus influents du monde début 2018.

Confirmant qu’elle était candidate au poste, Marianne Schmid Mast ne fera pas d’autre commentaire à ce stade. Frédéric Herman, de son côté, n’a pas répondu à notre sollicitation.

Un an pour trouver la perle rare

Du côté de l’institution, on ne se montre guère plus disert. «La procédure étant toujours en cours et pour des raisons de confidentialité, nous ne commentons pas les éventuels noms qui pourraient circuler», lâche d’emblée Marine Antille, présidente du Conseil de l’Université.

La présidente du Conseil, autorité délibérative de l’alma mater, accepte tout de même de lever un bout du voile sur le processus qui s’achève. «Les quarante-quatre membres qui composent le Conseil de l’Université travaillent sur cette succession depuis septembre 2019. Lorsque nous avons appris que Nouria Hernandez ne briguerait pas de nouveau mandat, nous avons nommé une commission de sélection chargée de susciter des candidatures, avant de faire un premier tri. Nous avons auditionné les personnes susceptibles de correspondre aux attentes et nous apprêtons à proposer un nom au Conseil d’État.»

Lors de son entrée en fonction, le 1er août 2021, la nouvelle direction héritera d’une institution qui se porte plutôt bien. Sous «l’ère Hernandez», l’UNIL a décroché un Prix Nobel grâce à Jacques Dubochet et a renforcé son image d’université durable. Le tableau aurait été presque idyllique sans le Covid-19, qui a rebattu pas mal de cartes. Nul doute que la prochaine équipe en place devra composer avec les conséquences d’une année inédite, enseignement à distance et gestion des flux des étudiants en tête.

1 commentaire
    Джюля

    Le titre est trompeur: il n'y a pas de PROCEDURE dans cette affaire, mais un processus, comme le journaliste l'indique plus bas. Si l'on ne connaît pas l'histoire, on va regarder l'article pour voir s'il y a eu un procès, on perd son temps, c'est donc du mauvais travail de journaliste.