Passer au contenu principal

Candidate à la présidenceRachida Dati, ou quand la droite invoque la lutte des classes

L’ancienne garde des Sceaux se rêve désormais présidente de la République française et, pour y parvenir, elle mêle aux thèmes classiques de droite des accents inattendus. Rencontre en sa mairie du VIIe arrondissement de Paris.

Rachida Dati dans son bureau de la mairie du VIIe arrondissement de Paris. Ce printemps, elle n’a pas réussi à conquérir la capitale, mais son échec l’a grandie.
Rachida Dati dans son bureau de la mairie du VIIe arrondissement de Paris. Ce printemps, elle n’a pas réussi à conquérir la capitale, mais son échec l’a grandie.
Vincent CAPMAN/PARIS MATCH/SCOOP

C’est quelque chose qu’on ne verrait jamais chez une femme ou un homme politique suisse. Chez eux, les lieux de travail sont toujours un peu aseptisés ou tout au moins ordonnés à l’extrême. Pas chez Rachida Dati. Elle vous reçoit dans son bureau, à l’arrière du bel hôtel XVIIe siècle qui abrite sa mairie du VIIe arrondissement de Paris.

La pièce est élégante, boiseries finement dorées, miroir majestueux, le tout baigné de la sérénité apaisante du parc sur lequel donnent les fenêtres. Mais le bureau est encombré de dossiers, de notes, de journaux empilés, de livres, d’un verre de lait vide abandonné sur son plateau.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.