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L’invitéeRelations État-Communes, le choix du dialogue efficace

Christelle Luisier Brodard privilégie la recherche pragmatique de solutions à la logique de l’affrontement.

Dès mon entrée en fonction au Conseil d’État en mars dernier, chargée du dossier des relations entre le Canton et les Communes, nous avons poursuivi le dialogue en cours entre les deux niveaux institutionnels concernant la répartition du financement des prestations sociales.

La situation n’était pas facile à l’origine. Elle a, de plus, été complexifiée par la crise du Covid. En dépit de cette configuration compliquée, le 25 août dernier, le Conseil d’État et le comité de l’Union des communes vaudoises (UCV) se sont entendus sur une nouvelle répartition du coût de notre politique de cohésion sociale.

«Les relations institutionnelles dans ce canton doivent se régler par la voie de la discussion plutôt que dans des logiques d’affrontement»

Il s’agit d’un premier pas important. Je n’ignore pas que certains élus ont un avis défavorable sur cet accord et qu’une initiative populaire est en cours de préparation. Ils sont dans leurs droits. Cependant, ma conviction est claire: les relations institutionnelles dans ce canton doivent se régler par la voie de la discussion plutôt que dans des logiques d’affrontement.

Aujourd’hui, le financement de ces prestations est assumé pour moitié par l’État et pour l’autre moitié par les villes et villages. L’augmentation du montant de ces prestations est, quant à elle, déjà répartie aux deux tiers pour le Canton et au tiers restant pour les Communes.

Le but de ces négociations consistait à procéder à un réajustement en faveur de ces dernières. L’accord atteint cet objectif de manière progressive. Le rééquilibrage en faveur des Communes se fera à hauteur de 40 millions dès l’an prochain, 60 millions en 2022, 70 millions en 2023 pour atteindre le chiffre pérenne de 150 millions en 2028, voire en 2026 déjà si les finances de l’État le permettent. À cette échéance, la part des Communes à la facture sociale sera de 36,7%, soit très proche de ce que l’UCV demandait.

Dialogue franc et direct

Les négociations ont donc permis d’aboutir à des résultats équilibrés déployant leurs effets rapidement. De plus, cet accord permettra de poursuivre, sans prendre de retard, les travaux en faveur de la nouvelle péréquation intercommunale ou de la facture policière. Vous l’aurez compris, je crois fermement au dialogue franc et direct. Il s’agit d’une méthode conforme à mes valeurs: le pragmatisme, la proximité avec la réalité du terrain. Elle privilégie la recherche de solutions à l’affrontement.

C’est pourquoi je poursuivrai dans cet état d’esprit avec les Communes dès cet automne en allant à leur rencontre à travers le canton. Une réunion dans chaque district permettra d’échanger avec les élus communaux de toutes les régions sur leurs préoccupations et les moyens d’y répondre. L’objectif consiste à dialoguer et à avancer sur les dossiers afin de trouver les solutions les plus efficaces en faveur des Vaudoises et des Vaudois.