Accrocher à son poignet une Swatch sur mesure

De la tête aux pieds Depuis une semaine, il est possible d’imaginer et de commander sa propre montre en quelques clics. Celle-ci est ensuite livrée directement dans sa boîte aux lettres. Malin et original!

Via le site internet de la marque horlogère suisse, le client peut imaginer lui-même sa montre qui deviendra, ainsi, unique.

Via le site internet de la marque horlogère suisse, le client peut imaginer lui-même sa montre qui deviendra, ainsi, unique. Image: Andrea Machalova

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La semaine dernière à Madrid, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Présent dans la capitale espagnole pour inaugurer la première édition de Swatch Cities — un festival visant à soutenir et à apporter de la visibilité à des artistes de moins de 30 ans —, l’horloger suisse a profité de l’événement, et de la présence de journalistes internationaux, pour dévoiler plusieurs nouveautés. Parmi celles-ci figurait notamment le lancement de trois montres inspirées d’œuvres d’art, réalisées en collaboration avec le Musée Thyssen-Bornemisza, ainsi que la sortie d’un modèle en édition limitée, imaginé par le collectif de graffeurs Boa Mistura. Mais c’est l’annonce de la mise en place d’une nouvelle plateforme online où il est possible de créer sa Swatch sur mesure en quelques clics, qui a volé la vedette à tout le reste. Le point avec Carlo Giordanetti, directeur artistique de Swatch.

Comment est née l’idée de cette plateforme où l’on peut créer sa Swatch sur mesure?

L’idée date, mais on a vraiment commencé à travailler dessus il y a un an. Chez Swatch, la vitesse fait partie du jeu! Si vous y réfléchissez bien, en 1983, la marque est née d’une idée très simple: celle de réduire les composants au maximum pour pouvoir proposer une montre beaucoup moins chère que tout ce que l’on trouvait sur le marché à ce moment-là.

Un festival monté de toutes pièces, quatre nouvelles montres et cette plateforme où l’on peut personnaliser sa Swatch… vous avez une force de frappe incroyable!

Swatch n’est pas qu’un produit, c’est une expérience aussi. Cette idée, on la développe depuis le départ en organisant des expositions et toutes sortes d’événements, et également en collaborant avec des sportifs et des artistes… L’idée de Swatch Cities est née de la volonté de connecter les gens entre eux et de les faire évoluer dans un univers qui n’est pas traditionnellement le leur afin de stimuler la création. Cela fait des années que nous nous impliquons dans le domaine de l’art, ce qui nous vaut une certaine crédibilité aujourd’hui.

C’est quoi la suite?

Inviter des artistes jeunes comme confirmés à rentrer avec nous dans l’univers de la customisation. Par ailleurs, le 15 novembre à Shanghai, nous dévoilerons une nouvelle collaboration avec un artiste occidental. Puis, en mars 2019, nous prévoyons d’inaugurer notre siège à Bienne, conçu et dessiné par l’architecte japonais Shigeru Ban. Un geste fort pour l’horlogerie en Suisse.

Pourquoi Madrid pour la première édition de Swatch Cities?

On a choisi Madrid pour sa mixité. C’est une ville à la fois traditionnelle, avec le siège de la monarchie, mais qui a un côté très urbain et rock’n’roll. Le festival doit refléter la ville. Cela devra être le cas pour les prochaines éditions, dès le printemps 2019 à Shanghai et à Milan, dans la seconde partie de l’année.

Pensez-vous que la collaboration stimule la création?

Je dirais que les deux sont indissociables. Un créateur de mode, par exemple, tire ses inspirations autant du monde digital que de la bande dessinée, de l’art contemporain ou de différents métiers d’art. C’est quelque chose qu’on a pu observer avec notre projet de résidence artistique à Shanghai. C’est lorsque les gens sont amenés à cohabiter ensemble et à partager des moments très intimes, que naît l’envie de travailler ensemble. (24 heures)

Créé: 03.11.2018, 18h12

Carlo Giordanetti

Directeur artistique de Swatch

Comment ça marche?

Avec «Make your Swatch», quelques clics suffisent pour personnaliser sa montre et en faire un accessoire unique et original. «Un concept unique dans le monde de l’horlogerie», avance la marque suisse.

Comment ça marche?

Un «configurateur» est disponible sur le site internet de la marque ou dans certains magasins. Il permet de réaliser le processus de création en trois étapes.

Les motifs disponibles?

Inspirés par la nature, le street art et les formes géométriques, six designs sont disponibles. Flower Power ou règne animal, graffitis ou bandes dessinées, contrastes fous ou formes plutôt douces? Chacun choisit son canevas préféré et déplace le motif
à gauche, à droite, vers le haut ou vers le bas jusqu’à trouver sa Swatch unique.

Ensuite, il ne reste plus qu’à sélectionner la couleur du mécanisme et à ajouter un petit mot au dos du boîtier.

Combien ça coûte?

125 francs.

G.CO

www.swatch.com

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