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L’alcoolodépendance illustrée avec douceur pour sensibiliser les enfants

Ils sont plus de 100'000 gosses dans notre pays à grandir dans une famille où l’un des parents au moins est dépendant à l’alcool.

Les dessins de Yasmine Sihite sont pour beaucoup dans le ton délicat du livre adapté par la Croix-Bleue romande.
Les dessins de Yasmine Sihite sont pour beaucoup dans le ton délicat du livre adapté par la Croix-Bleue romande.
DR

Sur la couverture, une blondinette aux allures de minisuperhéroïne. L’air déterminé, les mains sur les hanches, sa cape flottant au vent. Mais si on y regarde de plus près, Elena tient fermement son nounours et ses chaussettes sont dépareillées.

Il s’agit donc bien d’une petite fille, prête à croquer la vie avec ses dents de la chance, mais surtout à faire le bien avec ses propres moyens. Et c’est exactement ce qu’elle va faire après avoir rencontré Jessica, une camarade de classe dont la tristesse des traits et des vêtements fait qu’elle ne passe pas inaperçue.

Railleries et harcèlement

Rapidement, c’est l’enchaînement de railleries, de moqueries, de mobbing et de harcèlement. Et soudain, une page noire vient couper le rythme de ce joli ouvrage aux illustrations pastel. On sent bien que quelque chose ne va pas dans la vie de Jessica. Dans les pas d’Elena, on guigne dans l’appartement de la nouvelle arrivée par la porte entrebâillée. Et on découvre des amoncellements de bouteilles vides.

Un sac plein de «cadavres»

Des «cadavres» que la fillette est souvent chargée d’emmener au container du verre, traînant des sacs lourds derrière elle. Empruntée, Elena ne sait pas trop comment agir face à cette petite fille renfermée sur elle-même, en détresse. Alors elle lui prête son nounours Toby, pour qu’elle en fasse son ami, son confident. Petit à petit, la fillette prend confiance et partage ses peurs avec ses trop rares camarades.

Elena se confie à son tour à ses parents, puis la maîtresse d’école prend connaissance du cas et agit. Les parents de Jessica reçoivent de l’aide et leur petite fille aussi. Elle peut enfin rendre l’ourson Toby à sa propriétaire.

Comme dans une école vaudoise

En brisant le silence qui entoure trop souvent l’alcoolodépendance – qui touche plus de 250'000 personnes en Suisse –, on peut trouver des solutions. Cet ouvrage, qui se clôt par des ressources didactiques et des outils pratiques, s’adresse aux enfants: ils sont plus de 100'000 dans notre pays à grandir dans une famille où l’un des parents au moins est dépendant à l’alcool. Dans ce livre traduit de l’allemand et adapté par la Croix-Bleue romande, on se croirait vraiment dans une école vaudoise avec le directeur, Monsieur Rochat, et la maîtresse, Madame Bovet. Un très joli outil qui parle de choses graves avec une infinie douceur.

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