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Climat: la Suisse est faux bon élève

Le pays s’est engagé à diminuer de moitié ses émissions. Un objectif pas si ambitieux.

L’Europe a connu des inondations importantes en août 2005, comme ici à Lucerne. Le changement climatique rendra plus fréquent ce genre de catastrophes.
L’Europe a connu des inondations importantes en août 2005, comme ici à Lucerne. Le changement climatique rendra plus fréquent ce genre de catastrophes.
Keystone

A deux semaines du début de la Conférence des parties sur le climat (COP21), qui se tiendra à Paris du 30 novembre au 11 décembre, la Suisse fait figure de bon élève. Le 27 février dernier, elle a été le premier pays du monde à présenter ses engagements. Un objectif, qui plus est, apparemment très ambitieux: une réduction de 50% de ses émissions à l’horizon 2030 par rapport à 1990. Mais pour les ONG, le compte n’y est pas. «Sur le papier, le chiffre paraît très impressionnant. Mais il est totalement insuffisant, regrette Mathias Schlegel, porte-parole pour la thématique climat et énergie à Greenpeace Suisse. Il faudrait une diminution beaucoup plus importante pour parvenir à maintenir la hausse des températures sous la barre des 2 °C à l’horizon 2100.»

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