Passer au contenu principal

Réchauffement climatiqueGrande barrière de corail: «L'Australie a assez fait»

L'Australie pense avoir tout mis en oeuvre pour protéger ce récif corallien.

La Grande barrière de corail compte quelque 3000 «systèmes» récifaux et un millier d'îles tropicales.
La Grande barrière de corail compte quelque 3000 «systèmes» récifaux et un millier d'îles tropicales.
Archives, Keystone

L'Australie s'est dite certaine vendredi 29 mai d'en avoir fait assez pour protéger la Grande barrière de corail, écosystème de récifs coralliens le plus étendu au monde, et éviter que l'Unesco ne la place sur sa liste du patrimoine naturel en péril.

En 2013, l'Unesco s'est inquiétée des menaces croissantes pesant sur la Grande barrière, site d'une très grande richesse marine, inscrit depuis 1981 au patrimoine de l'humanité. Elle doit présenter dans les prochaines heures son projet de recommandation pour le site avant une décision définitive en juin.

«Ils peuvent constater qu'on fait un vrai travail pour améliorer le récif», a déclaré le ministre de l'Environnement Greg Hunt à la Australian Broadcasting Corporation.

«Nous avons présenté notre dossier à l'Unesco et ils nous ont dit que ce que l'Australie avait fait ces 18 derniers mois était extraordinaire», a-t-il assuré. «Je crois que nous avons mis en oeuvre des changements historiques pour nous assurer que dans un siècle, la Grande barrière sera non seulement dans le même état, mais même en meilleur état que depuis le début de la colonisation européenne».

Réchauffement climatique

La Grande barrière de corail, une étendue de 34'.000 km2, compte quelque 3000 «systèmes» récifaux et un millier d'îles tropicales.

Mais elle souffre du réchauffement climatique, de la prolifération d'une étoile de mer dévoreuse de coraux, de la pêche, des rejets massifs de nitrates et pesticides provenant des exploitations agricoles et du développement industriel sur la côte consécutif au boom minier.

Des chercheurs australiens avaient constaté en février que les coraux de la Grande Barrière ingèrent des débris de plastique dont le Pacifique est abondamment pollué «à un rythme à peine inférieur à celui auquel ils consomment habituellement le plancton».

En mars, l'Australie avait présenté un plan de préservation sur 35 ans qui interdit tout déversement de déchets de dragage et fixe des objectifs en matière d'amélioration de la qualité de l'eau et de protection de la vie marine. L'Etat du Queensland, d'où partent les touristes qui visitent la Grande barrière, avait aussi annoncé des lois pour limiter le développement portuaire.

(AFP)

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.