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Le pari climatique de Sergueï Zimov, seigneur de Tcherski

Pour lutter contre le réchauffement climatique, ce prince de la science cherche à recréer sur ses terres de Sibérie l'écosystème du temps des mammouths

Sergueï Zimov au volant de son hors bord, indispensable moyen de transport en été.
Sergueï Zimov au volant de son hors bord, indispensable moyen de transport en été.
Bernard Bridel
Sergueï Zimov dans une explication passionnée et passionnante au milieu des prés
Sergueï Zimov dans une explication passionnée et passionnante au milieu des prés
Bernard Bridel
Moment de détente avec son ami Leonid, pêcheur et guitariste, sous le regard de notre guide Andreï Mueller.
Moment de détente avec son ami Leonid, pêcheur et guitariste, sous le regard de notre guide Andreï Mueller.
Rebecca Mosimann
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«Vous voulez une manifestation du réchauffement climatique, ici à Tcherski? Eh bien, quand je m’y suis établi à la fin des années 1970, la Kolyma était gelée dès la mi-octobre et l’on pouvait la traverser à pied. Aujourd’hui, il faut toujours un bateau à cette saison.»

Avec ses airs de grand féodal, sa barbe poivre et sel et son regard plein d’ironie, il pourrait arriver tout droit de la cour des tsars. Ou figurer dans un film d’Indiana Jones, quand, au volant de son hors-bord, il fonce sur les cours d’eau du Grand Nord sibérien. Mais Sergueï Zimov n’a rien d’un comédien. Même s’il ne lui déplaît pas de poser devant les caméras pour plaider sa cause. Non, à 61 ans, ce scientifique touche-à-tout et aux multiples publications est une sorte d’aventurier du climat. Un lutteur inspiré contre les gaz à effet de serre. Un chercheur qui veut mettre ses théories en pratique.

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