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ScienceLes prévisions météo souffrent du coronavirus

La chute du trafic aérien affecte le système d'observation météorologique sur la planète, s'inquiète l'ONU.

L'ONU s'est inquiétée jeudi des répercussions de la pandémie de Covid-19 sur les systèmes d'observation utilisés pour prédire les phénomènes météorologiques, tels que les ouragans, en raison notamment de la chute du trafic aérien qui limite la collecte des informations.

C'est sur le Système mondial d'observation de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) que repose l'ensemble des services et produits météorologiques et climatologiques offert par les pays à leurs citoyens.

Habituellement, il y a notamment 30 satellites météorologiques, 200 satellites de recherche, plus de 10'000 stations météorologiques en surface, automatiques ou dotées de personnel, 1000 stations aérologiques (en altitude), 7000 navires, ainsi que 3000 aéronefs commerciaux qui mesurent des paramètres clés relatifs à l'atmosphère, aux terres émergées et à la surface des océans. Ce système transmet les observations recueillies par des instruments au sol, en mer et satellitaires.

Baisse de près de 80% des mesures

La diminution significative du trafic aérien depuis le début de la pandémie a eu des répercussions manifestes sur ces systèmes d'observation, a indiqué l'OMM dans un communiqué. Depuis le début de la pandémie, le nombre de mesures prises par les avions commerciaux a reculé de 75 à 80% en moyenne, et de 90% dans certaines régions du globe, comme les tropiques et l'hémisphère Sud.

Selon l'OMM, le programme AMDAR (retransmission des données météorologiques d'aéronefs) transmet généralement plus de 800'000 observations quotidiennes de haute qualité sur la température de l'air, la vitesse et la direction du vent, ainsi qu'un nombre croissant de mesures de l'humidité et des turbulences.

«A l'approche de la saison des ouragans dans l'Atlantique, la pandémie de Covid-19 constitue un défi supplémentaire. Il est donc essentiel que les gouvernements prêtent attention à leurs capacités nationales d'alerte précoce et d'observation météorologique», a souligné le secrétaire général de l'OMM, Petteri Taalas, cité dans le communiqué.

Concernant les observations météorologiques en surface, elles sont désormais presque entièrement exécutées par des machines fonctionnant sans intervention humaine dans la plupart des pays développés, et ne sont donc pas impactées par les mesures de confinement. En revanche, dans de nombreux pays en développement, les météorologues s'appuient toujours sur des observations effectuées manuellement.

(AFP)

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