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Les assureurs proposent des prothèses dépassées

Pro Infirmis critique le décalage entre les avancées techniques et le remboursement des appareillages.

Gérald Vouilloz se bat pour que les assurances financent un genou électronique aux amputés. Ici, un modèle perfectionné qui lui a été prêté.

La vie de Gérald Vouilloz a basculé le 1er avril 2001, au guidon de sa moto. L’ingénieur en robotique est fauché par un automobiliste. Sa jambe gauche est arrachée à mi-cuisse, son bras gauche tient à peine à son corps. S’ensuivent treize mois d’hôpital, 128 fractures, deux mois de coma.

Depuis, l’habitant de Vauderens (FR) se bat pour obtenir une prothèse robotisée lui permettant de marcher de façon fluide et sécurisée. Son assurance-accidents, la Suva, ne finance qu’un modèle de base, mécanique. «Je tombe plusieurs fois par jour quand je le porte. Il suffit d’un minuscule obstacle, comme un mégot, pour que le genou se déverrouille trop tôt, et c’est la chute. Ce système occasionne en plus une surcharge sur ma jambe valide, des maux de tête et de dos.»

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