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Des étudiants de l'EPFL au bloc opératoire

Durant 14 semaines, des élèves ont pu s'immerger dans le quotidien du corps médical afin de comprendre et d'identifier les besoins du secteur.

En assistant au travail des chirurgiens et en identifiant les problèmes rencontrés, les étudiants ont réussi à proposer des idées innovantes.
En assistant au travail des chirurgiens et en identifiant les problèmes rencontrés, les étudiants ont réussi à proposer des idées innovantes.
EPFL/Mediacom

Mieux évaluer la guérison d'une greffe de peau, empêcher que les broches ne se cassent durant une pose de hanche artificielle: des étudiants de l'EPFL ont pu travailler sur des problèmes directement rencontrés par les médecins dans leur pratique.

Durant 14 semaines, des étudiants de master inscrits au cours de technologies médicales du professeur Dominique Pioletti, se sont confrontés directement à des problèmes complexes rencontrés par le corps médical. Certains groupes ont également pu assister à leur quotidien et à une opération, pour mieux comprendre les demandes, rapporte l'EPFL mercredi dans un communiqué.

Mieux évaluer la guérison d'une greffe

S'il reste difficile de mettre au point une solution complète en trois mois, les étudiants ont réussi à proposer des idées innovantes. Le groupe ayant travaillé sur la greffe de peau a pu réfléchir à des actuateurs pour faire vibrer la peau, ainsi qu'à une solution de mesure des vibrations, et donc de sa réaction.

Le but : évaluer le stade de guérison sur une grande surface de peau, à l'aide d'une technique sans contact, et en suivre l'évolution grâce à des données standardisées. Actuellement, «les mesures ne sont pas standardisées, cela rend donc délicat le suivi sur plusieurs années et par plusieurs médecins», explique Robin Fallegger, étudiant en ingénierie des sciences du vivant.

Compétences complémentaires

Un second groupe, supervisé par un chirurgien et un chercheur de la Schulthess Klinik à Zurich, a cherché à renforcer un instrument utilisé durant la pose d'une hanche artificielle et se brisant une fois sur mille. Les étudiants ont proposé un nouveau système d'encoche, assurant une meilleure résistance, ainsi qu'une solution d'urgence, si une cassure arrivait malgré tout.

La collaboration entre étudiants de différents domaines a permis de mettre en commun leurs compétences complémentaires. Les étudiants en ingénierie des sciences du vivant ont mis en pratique leurs connaissances biologiques, tandis que ceux en microtechnique et génie mécanique ont pu s'assurer de l'aspect reproductible des solutions, et de ce qui était réalisable ou non.

Les groupes ont également dû solliciter professeurs et experts, pour définir les meilleures pistes et combler des connaissances encore manquantes. Finalement, le fait de répondre à un problème concret, tiré du monde réel, les a convaincus. «C'est là qu'on comprend réellement l'industrie et ses besoins», concluent-ils.

(ats)

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