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«Je me lève chaque jour avec mon amant Alzheimer»

Karin Clivaz a 54 ans et est atteinte de cette maladie qui frappe surtout les personnes âgées. Avec l’aide de son mari et de ses proches, elle arrive à mener une vie presque normale.

Pascal et Karin Clivaz affrontent ensemble les chamboulements dus à la maladie de Karin.
Pascal et Karin Clivaz affrontent ensemble les chamboulements dus à la maladie de Karin.
Jean-Paul Guinnard

Robe anthracite fluide, mocassins souples, carré court et larges lunettes, Karin Clivaz a l’allure d’une pimpante quinquagénaire. Le regard farceur et le sourire facile, elle est calme et joviale à la fois.

A première vue, rien ne laisse penser que cette jeune grand-maman est malade. Alzheimer, c’est le nom que porte ce mal qui la ronge depuis plus de quatre ans. Une maladie qui frappe habituellement les personnes bien plus âgées. Seules 0,07% des Vaudoises entre 30 et 64 ans sont touchées par cette maladie. Elle est en revanche diagnostiquée chez 2,2% des femmes ayant entre 65 et 69 ans et 12,1% des 80-84 ans (chiffres 2014). «Le diagnostic est tombé la semaine de mes 50 ans, explique Karin Clivaz. Ça a été une bombe atomique!» D’autant qu’elle ne s’était doutée de rien. «Ce sont mes proches qui ont constaté que quelque chose n’allait pas. Je suis céramiste de métier. J’ai mis mes quelques couacs sur le compte de mon côté artiste. J’ai toujours été un peu olé olé.»

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