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Manger n’importe quoi durant la grossesse nuit au bébé

Perdre le contrôle sur l’alimentation augmente le risque d’obésité de l’enfant, montre une étude.

Durant la grossesse, craquer pour des chocolats, des gâteaux ou des snacks salés n'est pas anodin et peut doubler le risque d'obésité des enfants.
Durant la grossesse, craquer pour des chocolats, des gâteaux ou des snacks salés n'est pas anodin et peut doubler le risque d'obésité des enfants.
Olivier Vogelsang

La nouvelle risque de culpabiliser bien des femmes. Le fait de se nourrir de manière désordonnée pendant la grossesse affecte la santé de l’enfant à naître, révèlent l’Université et les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG).

«Notre étude est la première à mettre en évidence un lien direct, et à très long terme, entre des troubles apparemment bénins du comportement alimentaire et la santé des enfants», pointe la professeure Nadia Micali, cheffe du service de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent des HUG. Pendant plus de quinze ans, les institutions genevoises ont travaillé avec le University College de Londres.

Publiée dans le «American Journal of Clininal Nutrition», cette étude, qui porte sur 11132 femmes et leurs enfants, montre que plus d’une femme enceinte sur trois perd le contrôle sur son alimentation, craquant fréquemment pour du chocolat, des gâteaux ou des snacks salés. Or, ce décrochage n’est pas anodin. Outre les kilos en trop pour la mère, la consommation régulière de «junk food» va jusqu’à doubler le risque d’obésité des enfants.

Sur l’ensemble des femmes suivies, 36,3% des femmes ont rapporté ce sentiment de perte de contrôle. «Il se définit par le fait de vouloir arrêter de manger mais de ne pas y parvenir», indique Nadia Micali. Chez plus de 5% des femmes, ce trouble était particulièrement aigu. Elles ont pris en moyenne 3,5 kilos de plus que les autres femmes et donné naissance à des enfants plus lourds. Quinze ans après, ces derniers avaient deux fois plus de risques d’être obèses ou en surpoids.

Hormis le nombre de calories supplémentaires ingérées, la mauvaise qualité nutritionnelle des aliments est pointée du doigt. Leur apport plus faible en vitamines, indispensables au bon développement du fœtus, constitue peut-être le nœud du problème, selon Nadia Micali. Les carences en vitamines et le déséquilibre de l’alimentation pourraient nuire à la construction du métabolisme du bébé.

Détail intéressant: ce problème concerne potentiellement toutes les femmes: le statut social, l’âge, le nombre de grossesse et la présence de troubles alimentaires avant la grossesse n’ont pas d’influence sur ce risque.

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