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Nouvelle campagne contre les infections sexuelles

Les cas d'infections comme la syphilis, la chlamydiose ou la gonorrhée sont en hausse en Suisse, alors que le nombre de cas de VIH se stabilise.

L'année dernière, le nombre de cas de syphilis a bondi de 15% en Suisse à 733, ceux de gonorrhée de 20% à 2270 et ceux de chlamydiose de 8% à 11'013 cas, a indiqué lundi l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) dans son bulletin hebdomadaire. Pour la deuxième année consécutive, le nombre de nouveaux cas de VIH s'est en revanche stabilisé, avec 542 cas déclarés en 2016.

Le message de prévention reste le même depuis 30 ans, celui d'une sexualité plus sûre («safer sex») pour réduire les risques d'être contaminé, a expliqué devant la presse Simone Eigenmann, responsable de la section prévention de l'OFSP. Mais le «safer sex» ne s'applique plus seulement au VIH. Avec la recrudescence des autres infections sexuellement transmissibles, il est devenu plus complexe et n'est plus le même pour tous.

Deux semaines de campagne

Le message a été adapté en conséquence et précisé. L'usage du préservatif reste le principal moyen d'éviter la transmission du VIH et de réduire les risques des autres infections. La nouveauté mise en exergue dans la campagne de l'OFSP est la création d'un nouvel outil, le «safer sex check». Elaboré avec des experts, celui-ci se base sur un questionnaire anonyme qui offre des recommandations individualisées en fonction de sa propre sexualité.

La campagne LOVE LIFE a démarré lundi pour deux semaines. Elle comprend des affiches et des spots diffusés dans les grandes gares. Des bannières ont été mises en place sur Internet et les réseaux sociaux.

Il est difficile de dire quelle est la hausse réelle des cas d'infections sexuellement transmissibles en Suisse parmi tous les cas détectés, a relevé Daniel Koch, chef de la division des maladies transmissibles à l'OFSP.

L'augmentation constatée ces dernières années s'explique principalement par les progrès dans les analyses de laboratoires. Certaines infections qui n'étaient pas détectées auparavant le sont désormais. Les personnes à risque se font en outre dépister plus souvent.

Inégalité

Pour ce qui est de la répartition des maladies, elle reste déséquilibrée. La gonorrhée, la syphilis et le VIH touchent davantage les hommes, soit respectivement 79%, 89% et 78% des cas déclarés. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes sont les plus touchés. Les infections à chlamydia concernent en revanche davantage les femmes (67% des cas).

Le VIH et les infections sexuellement transmissibles restent des thèmes majeurs de santé publique, a précisé M. Koch. Les conséquences d'une infection au virus du sida restent lourdes. Les maladies sexuellement transmissibles ont des effets graves si elles ne sont pas détectées suffisamment tôt.

Le «safer sex check» a coûté 120'000 francs à l'OFSP, a indiqué Mme Eigenmann. L'OFSP dispose de 2 millions de francs par année pour sa campagne de prévention LOVE LIFE. https://www.lovelife.ch/fr/

(ats)

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