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Malgré la prévention, la syphilis gagne du terrain

Pour la première fois en dix ans, les cas dépassent ceux causés par le VIH. À Genève, les chiffres stagnent malgré les efforts d’information. Les hommes sont les plus touchés.

Cette affiche française de 1900, tirée du cours interdisciplinaire de l’UNIGE sur la syphilis, représente les campagnes de prévention de l’époque, axées sur la peur. (Cliquez sur l'image pour l'afficher dans son intégralité)
Cette affiche française de 1900, tirée du cours interdisciplinaire de l’UNIGE sur la syphilis, représente les campagnes de prévention de l’époque, axées sur la peur. (Cliquez sur l'image pour l'afficher dans son intégralité)
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Elle a longtemps été synonyme de mœurs dépravées, de honte et de stigmatisation. La syphilis, appelée aussi «grande vérole», fait des ravages depuis des siècles et a inscrit d’illustres noms à son tableau mortuaire, de François Ier à Schubert et Maupassant. On pensait que la découverte de la pénicilline avait signé l’arrêt de mort de cette infection sexuellement transmissible (IST). À tort. À la fin des années 90, elle a refait surface. Et elle est plutôt prolifique depuis.

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