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Les primes maladies asphyxient le budget d'une famille sur deux

Chaque assuré s'attend à payer 270 francs de plus par an en 2018, selon comparis.ch.

La facture de l'assurance-maladie pourrait augmenter de 22.50 francs par mois. (Image d'illustration)
La facture de l'assurance-maladie pourrait augmenter de 22.50 francs par mois. (Image d'illustration)
Keystone

L’été n’est pas encore achevé que les estimations des nouvelles primes de l’assurance-maladie commencent déjà à tomber. Après la hausse de 2017 de 4,5% en moyenne, 2018 devrait suivre la même tendance pour couvrir des coûts qui ne font que prendre l’ascenseur, 31.6 milliards en 2016. Une récente étude réalisée par le site comparis.ch montre que les ménages suisses s’attendent à une hausse de 5% de leurs primes de base.

Insupportable pour 40% des familles

Une charge que la moitié des familles estime pouvoir difficilement supporter. Pour 40% d’entre elles, cela serait même inenvisageable. Du côté des célibataires, le constat est à peine différent, même s’ils sont plus nombreux à estimer pouvoir assumer une hausse de 20 francs par mois. Avec une hausse pressentie de 5%, c’est en moyenne 22.50 francs de plus par mois et par assuré qu’il faudra dépenser.

Pour les sondés, ces hausses ont trois raisons principales: les fabricants de médicaments, les assurés «qui font preuve d’égoïsme en sollicitant inconsidérément des prestations de santé» et le progrès médical.

Des économies sont possibles

Globalement, les assurés sont prêts à faire des économies si cela permet de baisser leurs primes. Comme par exemple, choisir un modèle proposé par les assurances ou privilégier les génériques. Felix Schneuwly, expert Assurance-maladie chez comparis.ch défend cette option: «Un assuré qui est prêt à payer davantage lui-même en cas de maladie et qui joue la carte de l’efficacité en choisissant le modèle Telmed, médecin de famille ou HMO, devrait à l’avenir, se voir octroyer une remise plus importante sur ses primes.»

«Un assuré qui joue la carte de l’efficacité en choisissant le modèle Telmed, médecin de famille ou HMO, devrait se voir octroyer une remise plus importante sur ses primes.»

Pour faire face à l’augmentation des primes, 32% des assurés renonceraient à des consultations qu’ils n’estiment pas urgentes et 38% seraient prêts à faire une demande de réduction de primes. Un système dénoncé par Felix Schneuwly: «Beaucoup trop d’assurés en bénéficient alors qu’ils n’en ont pas un besoin absolu. Par exemple, des étudiants qui ne vivent plus chez leurs parents alors que ces derniers auraient tout à fait la capacité financière de les soutenir. Cela aux dépens de ceux qui sont réellement tributaires du soutien de l’état.»

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