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La recherche sur le cancer au seuil d'une révolution

Le groupe bâlois Roche va soumettre une première demande d'homologation d'un traitement avec un agent actif permettant de prolonger de plusieurs années la vie de patients cancéreux.

Le patron de Roche, Severin Schwan.
Le patron de Roche, Severin Schwan.
ARCHIVES, Keystone

La recherche sur le cancer vit actuellement une révolution, de l'avis du patron de Roche, Severin Schwan. Alors que jusqu'à présent l'idée qu'un cancer à un stade avancé ne pouvait pas être traité prévalait, cette certitude tend à s'effacer, relève le directeur général du géant pharmaceutique bâlois.

Ainsi des études cliniques menées sur des patients atteints d'un cancer ont démontré que l'agent actif Atezolizumab, développé par Roche, permettait déjà de prolonger leur vie de plusieurs années, explique Severin Schwan dans une interview publiée vendredi dans l'édition en ligne de Finanz und Wirtschaft. Le groupe établi à Bâle entend soumettre une première demande d'homologation pour ce traitement l'an prochain.

Severin Schwan juge réalistes les estimations des analystes concernant le potentiel du marché des traitements contre le cancer, qu'ils évaluent entre 30 et 50 milliards de dollars. «Tout dépendra des résultats des tests cliniques actuellement en cours. L'important est que nous réussissions à développer des médicaments ou des combinaisons de traitements convenant à un nombre plus important de patients qu'aujourd'hui», ajoute l'Autrichien qui dirige Roche depuis 2008.

InterMune, seule exception

Interrogé quant à d'éventuelles acquisitions, Severin Schwan note que Roche se concentre pour l'heure sur des cibles permettant de compléter son activité. De la sorte, le groupe rhénan évite de subir le poids financier des reprises, dans un contexte de forte valorisation des entreprises pharmaceutiques.

Le rachat de la société de biotechnologies InterMune, pour 8 milliards de dollars (7,83 milliards de francs) représente la seule exception. Roche avait des vues sur cette société américaine depuis 2011. «L'an passé, lors de l'analyse des résultats d'une étude pour un traitement de la fibrose pulmonaire, nous avons été convaincus du potentiel d'InterMune», ajoute Severin Schwan.

(ats)

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