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Ces règles d'hygiène qui se perdent de génération en génération

Les bactéries prennent leurs aises dans nos cuisines, où la mémoire collective raccourcit.

Les informations sur la propagation des bactéries se perdent même lorsqu’on les a entendues de ses parents ou grands-parents. Après les salmonelles, les campylobactères posent problème dans toute l’Europe.
Les informations sur la propagation des bactéries se perdent même lorsqu’on les a entendues de ses parents ou grands-parents. Après les salmonelles, les campylobactères posent problème dans toute l’Europe.
CORBIS

Les Fêtes approchent et dans nos cuisines, le grand cortège d’infections alimentaires se prépare. Les règles d’hygiène qui protégeaient nos parents et grands-parents aux fourneaux se dispersent et l’imprudence s’installe. Lorsqu’on ne se contente pas d’acheter pour réchauffer, on s’aventure en cuisine sans grande connaissance de la conservation ou de la cuisson des aliments. A Berne, l’Office fédéral pour la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) s’en inquiète. Les cas déclarés d’infections aux campylobactères, par exemple, sont en hausse. «Il y a vingt ans, tout le monde achetait encore sa salade en pied et la préparait en la lavant», se souvient Vincent Dudler, chef de la division Evaluation des risques. Aujourd’hui, on ne pense plus à laver sa pomme pour enlever les résidus de pesticide, de poussière, de cire et de microbe. «Les avancées techno-alimentaires ont fait s’éloigner le consommateur de la production au point que certains enfants sont surpris d’apprendre que le lait ne provient pas d’un tétrapack», explique le chimiste.

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