Tox Info est désormais entré dans les moeurs

SuisseLe numéro d'urgence en cas d'intoxication a reçu en 2017 plus de 40'000 appels, ce qui constitue son nouveau record.

La grande majorité des cas d'intoxication, soit sept sur dix, concernait des intoxications aux médicaments.

La grande majorité des cas d'intoxication, soit sept sur dix, concernait des intoxications aux médicaments. Image: Keystone

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Le numéro d'appel d'urgence en cas d'intoxication a franchi en 2017 pour la première fois en 51 ans d'existence le seuil des 40'000 appels, en hausse de 1,9% sur un an, explique le Tages-Anzeiger dans son édition du 10 janvier 2018.

Ce qui veut dire que le 145 était composé toutes les treize minutes en Suisse. Ce n'est qu'une moyenne puisque le gros des appels a lieu en fin de matinée et le soir avec une pointe aux alentours de 21 heures. Pourquoi à cette heure? Hugo Kupferschmidt, directeur de la fondation Tox Info Suisse, est bien en peine d'avancer une explication.

Des appels de la population

En revanche, les appels en fin de matinée concernent principalement des enfants entre deux et cinq ans. «Ce qui s'observe non seulement en Suisse mais partout dans le monde», ajoute le directeur. En soirée, les appels d'urgence se répartissent équitablement entre adultes et enfants.

Si de nombreux appels sont émis des stations d'urgence, de la part du personnel soignant, l'immense majorité, soit les deux tiers, provient de la population. Il s'agit d'un retournement de tendance notable par rapport à 1966, lors de la création du service. A cette époque, près de trois-quarts des appels étaient donnés par des médecins. Pour Hugo Kupferschmidt, ces chiffres montrent que le 145 a trouvé sa place dans le quotidien des gens.

Intoxications volontaires

Comme l'explique Tox Info dans son rapport annuel, la grande majorité des cas d'intoxication, soit sept sur dix, concernait des intoxications aux médicaments (36,1%), aux produits ménagers (25,7%) ou à des plantes (8,4%). La plupart des cas (56%) touchaient des enfants dont 85% se trouvaient en âge préscolaire.

Chez ces derniers, les intoxications étaient typiquement accidentelles alors qu'elles étaient principalement volontaires chez les adultes. Pour les personnes majeures, les tentatives de suicide représentent 67% et les abus de substances 12% des cas, a précisé Hugo Kupferschmidt.

En hausse constante

En outre, 92% des demandes étaient liées à une exposition à une substance toxique, tandis que 8% étaient de nature préventive. Dans deux tiers des cas, les consultations se sont faites directement avec les personnes concernées ou quelqu'un appartenant à leur entourage.

Le numéro 145 connaît une demande constante puisqu'il recensait 32'000 appels en 2007 et cette croissance est appelée à perdurer, compte tenu de l'augmentation de la population. (nxp)

Créé: 10.01.2018, 08h56

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