Passer au contenu principal

La transmission du coronavirus ou la vengeance du pangolin

Le mammifère le plus braconné au monde aurait pu servir de vecteur au Covid-19.

Malgré l'interdiction, le pangolin prisé pour sa chair et ses écailles, se vend à prix d'or sur certains marchés chinois.
Malgré l'interdiction, le pangolin prisé pour sa chair et ses écailles, se vend à prix d'or sur certains marchés chinois.
AFP

On a d’abord accusé la chauve-souris. Puis, les torts ont commencé à être partagés. Depuis une semaine, c’est le pangolin qui fait figure de suspect numéro un. Ce drôle d’animal couvert d’écailles mais dépourvu de dents est soupçonné d’être à l’origine de la transmission du Covid-19 à l’homme. Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université d’agriculture du sud de la Chine à Canton, le pangolin, victime du plus grand trafic illégal de mammifères de la planète, pourrait être le chaînon manquant. Autrement dit, un hôte intermédiaire du nouveau virus ayant facilité son passage de la chauve-souris à l’être humain, comme l’explique le professeur Antoine Gessain, virologue et chef de laboratoire à l’Institut Pasteur, à Paris.

Les articles ABO sont réservés aux abonnés.