Feu vert européen pour un médic contre la leucémie

NovartisNovartis a reçu le feu vert de Bruxelles pour commercialiser une thérapie génique. Le Kymriah modifie génétiquement le système immunitaire d'un malade pour combattre la leucémie.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

La Commission européenne a attribué une homologation à Novartis pour sa thérapie cellulaire Kymriah contre la leucémie lymphoblastique aiguë à cellules B. Cette autorisation concerne l'utilisation chez l'enfant et les jeunes adultes jusqu'à 25 ans après récidive de la maladie, indique lundi le géant pharmaceutique bâlois.

Le feu vert s'applique également pour le traitement chez l'adulte du lymphome diffus à grandes cellules B réfractaire ou après récidive pour les patients qui ont déjà bénéficié de plusieurs thérapies systémiques, précise Novartis.

Kymriah (tisagenlecleucel) modifie génétiquement le système immunitaire d'un malade pour combattre la leucémie, un cancer des cellules de la moelle osseuse (aussi appelé cancer du sang).

Le produit, développé en collaboration avec l'Université de Pennsylvanie, a déjà reçu un feu vert de l'Autorité américaine du médicament (FDA) l'année dernière. Il s'agissait d'une première mondiale pour l'homologation d'une thérapie génique.

L'autorisation européenne est basée sur les résultats des études cliniques Juliet et Eliana, incluant des patients de huit pays européens. Elle n'apparaît pas comme une surprise, après l'approbation donnée en juin par le Comité des médicaments à usage humain (CHMP), une entité de l'Agence européenne des médicaments.

«L'homologation de Kymriah constitue une étape décisive pour les patients en Europe qui nécessitent de nouvelles solutions de traitement», déclare Liz Barrett, directrice général de Novartis Oncology, citée dans le communiqué.

Ce traitement génique présente toutefois un désavantage majeur: son prix. Aux Etats-Unis, le coût pour une thérapie peut atteindre 475'000 dollars (467'000 francs). Novartis affirme vouloir travailler avec les autorités sanitaires de chaque pays dans le but d'établir «une tarification juste, basée sur la valeur du produit et supportable pour les systèmes de santé nationaux», explique le géant rhénan. (ats/nxp)

Créé: 27.08.2018, 10h46

Articles en relation

Novartis veut créer jusqu'à 450 emplois

Argovie Le groupe pharmaceutique va construire à Stein en Argovie un site de production de thérapies cellulaires et géniques. Plus...

L'oncologie dope Novartis

Pharma Le chiffre d'affaires de la multinationale pharmaceutique a crû de plus de 7% sur un an, grâce notamment au domaine de l'oncologie. Plus...

Novartis a connu la croissance en 2017

Pharmaceutique Pour l'année en cours, la multinationale rhénane s'attend à réaliser un chiffre d'affaires affichant une hausse entre 1 et 5%. Plus...

Payer 475'000 fr. pour un cancer est «justifié»

Suisse Le président de Novartis revient sur le coût d'un nouveau traitement contre le cancer. Plus...

Novartis poursuivi pour tromperie sur le Voltaren

Australie Le groupe suisse est accusé avec le britannique GlaxoSmithKline de déclarations «fausses ou trompeuses». Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.