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SciencesDes amibes témoignent de l'histoire des volcans

La méthode repose sur la présence de cendres qui, en matière de datation, se révèlent plus précises que le carbone 14.

Le volcan Soputan en Indonésie est entré en éruption au début 2016.
Le volcan Soputan en Indonésie est entré en éruption au début 2016.
Keystone

Les amibes pourraient servir d'indicateur de l'activité volcanique du passé, même dans des zones relativement éloignées du cratère. Cette découverte a été faite au Chili par des chercheurs de plusieurs universités, dont celle de Neuchâtel.

Des scientifiques ont découvert que les coquilles de certaines amibes étaient constituées de microscopiques cendres volcaniques connues pour être des marqueurs de l'histoire des volcans. Ces études ont été menées au Chili, un pays qui compte quelque 90 volcans actifs.

Cette méthode doit permettre de mieux reconstituer l'histoire des éruptions dans d'autres régions volcaniques au monde, allant jusqu'à un rayon de plusieurs centaines de kilomètres du cratère, a expliqué mercredi l'Université de Neuchâtel. Des traces d'éruptions en Islande pourraient ainsi être découvertes jusqu'en Suisse.

Etudier l'histoire des volcans permet d'affiner les modèles servant à prédire les éruptions et leurs conséquences. Mais en déposant des couches de cendres sur le paysage, les éruptions se révèlent aussi de précieux marqueurs chronologiques pour les études sur l'environnement.

«On pourrait mieux comparer d'une part l'impact des éruptions dans différentes régions et, d'autre part, mieux dater les impacts des changements climatiques passés ou ceux des activités humaines», indique Edward Mitchell, directeur du laboratoire de la biodiversité du sol de l'Université de Neuchâtel, cité dans un communiqué.

Datation plus précise

La méthode repose sur la présence de cendres volcaniques appelées tephra qui, en matière de datation, se révèlent plus précises que le célèbre carbone 14. S'il est facile de détecter les tephra proches des cratères grâce aux couches épaisses qu'ils forment, l'opération s'avère plus difficile à mesure que l'on s'éloigne de la source.

Mais ces cendres existent aussi sous forme de particules plus petites nommées cryptotephra, en référence à leur caractère caché. Lors des éruptions, ces petites particules peuvent être projetées jusqu'à un millier de kilomètres ou plus de leur source en fonction des vents, relève l'Université de Neuchâtel.

Les analyses ont montré que les coquilles de certaines amibes prélevées dans les mousses et les humus du sud du Chili étaient constituées de cryptotephra. Par cette concentration dans la coquille, les particules peuvent être analysées bien plus facilement en isolant quelques amibes plutôt qu'en analysant l'échantillon brut. Ces travaux sont publiés dans The European Journal of Protistology.

(ats)

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