Big bang: découverte importante à l'Université de Genève

ScienceDes astronomes genevois et une équipe internationale ont réussi à prouver une hypothèse sur la formation de l’univers.

Une image de la galaxie «petit pois» compacte J0925 prise avec le télescope spatial Hubble.

Une image de la galaxie «petit pois» compacte J0925 prise avec le télescope spatial Hubble. Image: Ivana Orlitová, Astronomical Institute, Czech Academy of Sciences

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Des chercheurs de l’Université de Genève ont fait une découverte qui permet de mieux comprendre ce qu’il s’est passé il y a 14 milliards d’années, lors de la formation de l’univers primordial. Cette découverte a été publiée dans la revue scientifique Nature. En collaboration avec une équipe internationale, les astronomes genevois ont réussi à prouver une hypothèse sur une étape cruciale de l’après-big bang: la réionisation cosmique.

Pour expliquer de quoi il s’agit, un petit retour en arrière s’impose. Suite au big bang, l’univers se dilate et la matière, en se refroidissant, se structure petit à petit. Les premières étoiles et galaxies apparaissent environ cent mille ans après. Un milliard d’années plus tard, l’univers s’est réchauffé et l’élément le plus abondant, l’hydrogène, est à nouveau ionisé, comme juste après le big bang. Jusque-là, les astronomes soupçonnaient que les galaxies étaient le moteur de cette réionisation cosmique, puisque le rayonnement UV émis par les étoiles contient de nombreux photons ionisants. Mais on n’avait pas encore réussi à prouver cette hypothèse.

C’est désormais chose faite. Les chercheurs ont observé, avec le télescope spatial Hubble, la galaxie J0925 qui expulse bel et bien des photons ionisants, et cela avec une force sans précédent. C’est une galaxie dite «petit pois», à peu près vingt fois plus petite que la Voie lactée, et qui se trouve à trois milliards d’années-lumière. «La réionisation cosmique est une étape cruciale car elle a un impact sur la formation des galaxies et sur leur taille, ainsi que sur l’opacité de l’univers qui, suite à cela, est devenu plus transparent», vulgarise Anne Verhamme, astronome à l’Université de Genève, dont la contribution a permis d’attester l’existence de ces rayonnements ionisants.

Créé: 13.01.2016, 19h18

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

L'actualité croquée par nos dessinateurs partie 7

Paru le 21 septembre 2019
(Image: Valott?) Plus...