Cancer: un mélange chimique prometteur à Genève

OncologieUn mélange de quatre produits mis au point à l'Université de Genève semble prometteur pour détruire les cellules cancéreuses.

Nommé C2, un mélange tue jusqu'à 20 fois plus de cellules cancéreuses que les autres combinaisons.

Nommé C2, un mélange tue jusqu'à 20 fois plus de cellules cancéreuses que les autres combinaisons. Image: Keystone

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Des chercheurs de l'Université de Genève (UNIGE) ont développé un cocktail médicamenteux qui semble prometteur pour détruire les cellules cancéreuses. Baptisé C2, il est le fruit d'un mélange de quatre produits et est actuellement en phase de test sur des souris, a fait savoir mercredi l'UNIGE.

Les médecins sont confrontés à deux problèmes avec les médicaments qui s'attaquent aux tumeurs. Ils doivent limiter les dommages que ces substances agressives peuvent causer aux cellules saines et éviter autant que possible une résistance progressive du patient au traitement. La difficulté est de trouver le bon équilibre.

Réduire les doses permet de résoudre en partie la question de l'accoutumance. L'intérêt est donc de mettre au point des mélanges de produits. Il faut ensuite que ces combinaisons préservent autant que possible les cellules saines. Les scientifiques de l'UNIGE ont testé, grâce à une nouvelle technique, 200 formules in vitro.

Une formule s'est distinguée

Les mélanges chimiques les plus efficaces contre les cellules cancéreuses ont été sélectionnés. Il a fallu ensuite identifier parmi eux ceux qui provoquent le moins d'effets secondaires sur les cellules saines. Une combinaison de tubacin, de C1-994, d'erlotinib et de dasatinib s'est détachée du lot.

Nommé C2, ce mélange tue jusqu'à 20 fois plus de cellules cancéreuses que les autres combinaisons, tout en épargnant les cellules saines, a noté l'UNIGE. Il existe sur le marché un produit, le Paclitaxel, qui s'attaque aux cellules cancéreuses de la même manière que le C2, mais qui provoque de nombreux effets secondaires.

Les chercheurs genevois voient donc dans le C2 un potentiel remplaçant du Paclitaxel. Selon la professeure Patrycja Nowak-Sliwinska, du centre de recherche translationnelle en onco-hématologie de l'UNIGE, il serait aussi possible de combiner les deux, afin de réduire les risques de résistance et de toxicité.

Les résultats des recherches sur le C2 ont été publiés dans la revue spécialisée «Cancers». (ats/nxp)

Créé: 23.10.2019, 12h30

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