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Le CERN rompt un contrat avec Facebook

L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire craint pour la sécurité de ses données. L'institution veut en garder le contrôle.

«Perdre le contrôle de nos données était inacceptable», argue l'institution
«Perdre le contrôle de nos données était inacceptable», argue l'institution
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L’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) a annoncé le 28 janvier vouloir mettre fin à l'utilisation du système «Workplace». Un système de messagerie interne (audio, vidéo, texte et partage de fichiers notamment) qu'a développé Facebook, comme le rappelle «Le Temps».

Dans son communiqué, le CERN s'explique sur cette «rupture» avec la firme de Palo Alto. «En octobre 2016, Facebook mettait Workplace à la disposition de n'importe quelle entreprise ou organisation. Le CERN a en particulier pu bénéficier de conditions attrayantes lui permettant de tester la plateforme gratuitement.» Mais en juillet 2019, le modèle de tarification a changé. «Deux options s'offraient au CERN : soit payer pour continuer à utiliser la version initialement gratuite, soit passer à une version certes gratuite, mais sans droits d'administration et d'accès avec une authentification CERN unique, et moyennant un transfert de toutes les données à Facebook.» Impensable pour l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire, basée à Genève.

Des employés qui ne font pas confiance à Facebook

«Perdre le contrôle de nos données était inacceptable, argue l'institution, tout comme payer pour un outil ne faisant pas partie de l'offre de services de base proposés à la communauté du CERN. Il a donc été décidé de mettre un terme à l'essai de cette plateforme.» Toujours selon le communiqué, de nombreux utilisateurs de «Workplace» au sein du CERN auraient indiqué préférer «ne pas recourir à l'outil d'une entreprise à laquelle ils ne font pas confiance s'agissant de la protection de données à caractère personnel».

Du côté de Facebook interpellé par «Le Temps», l'entreprise se dit «désolé[e]» de cette rupture de contrat par le CERN rappelant que «toutes ses formules respectent des normes strictes en matière de sécurité et de confidentialité».

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