Des fonds publics pour une recherche controversée

Cellules souchesUn laboratoire, soutenu par le Vatican, a obtenu 1,2 million de dollars de fonds publics américains pour ses recherches controversées sur des cellules souches issues de tissus adultes.

Les cellules VSEL pourraient représenter une alternative aux cellules souches embryonnaires.

Les cellules VSEL pourraient représenter une alternative aux cellules souches embryonnaires. Image: Reuters

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NeoStem, basée dans le New Jersey à l'est des États-Unis, travaille sur de petites cellules souches de type embryonnaire dites VSEL («very small embryonic like cells») dont des chercheurs réfutent l'existence.

Ces cellules se trouvent dans le sang et la moelle osseuse des adultes et peuvent, comme toutes les cellules souches embryonnaires, se transformer en n'importe quelles cellules du corps, affirment les chercheurs de NeoStem.

Cette recherche a provoqué une controverse dans la communauté scientifique en raison du partenariat de NeoStem avec le Vatican et aussi du fait que trois études indépendantes n'ont pas pu confirmer l'existence de ces cellules.

Les derniers fonds octroyés par les Instituts nationaux de la santé (NIH) à NeoStem visent à soutenir les travaux sur un traitement expérimental basé sur les VSEL pour régénérer le tissu osseux endommagé par des infections graves de la gencive.

Au total, NeoStem a obtenu 4,5 millions de dollars d'argent public pour cette recherche, dont des fonds du Pentagone. Les NIH n'avaient pas encore répondu vendredi à une demande de l'AFP pour commenter l'octroi de ces nouveaux fonds.

Intérêt scientifique

Une étude clinique de phase 2 pourrait débuter cette année ou au début 2014 et sera menée en coopération avec des chercheurs de l'Université du Michigan (nord), a précisé NeoStem dans un communiqué vendredi.

En juillet dernier des scientifiques de l'université de Stanford en Californie ont indiqué dans la revue Stem Cell qu'ils n'avaient pas pu reproduire les résultats de NeoStem sur les cellules souches issues de la moelle osseuse de souris.

Pour eux, ces cellules étaient en réalité des débris de cellules mortes ou de simples cellules vivantes incapables de se reproduire. Deux autres recherches avant cela publiées dans la revue PLoS One en 2012 et 2013 n'étaient pas non plus parvenues à trouver des VSEL.

Mais plusieurs autres laboratoires disent avoir réussi à trouver ces cellules en suivant à la lettre les méthodes du détenteur du brevet, affirme le chercheur Mariusz Ratajczak. Son laboratoire dans le Kentucky a été le premier à découvrir des VSEL chez des souris en 2006.

Si les recherches de NeoStem se confirment, ces cellules VSEL pourraient représenter une alternative aux cellules souches embryonnaires pour la recherche, qui reste très controversée car elle entraîne la destruction d'embryons humains. (afp/nxp)

Créé: 13.09.2013, 22h04

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