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De la technologie suisse sur Mercure

Ariane 5 doit décoller ce week-end de Kourou, avec à son bord deux sondes et des instruments conçus par l'Université de Berne.

Des chercheurs et des entreprises suisses ont participé à l'ambitieuse mission de recherche sur Mercure qui doit être lancée dans la nuit de vendredi à samedi. Les instruments développés doivent contribuer à révéler les secrets de la planète la plus proche du soleil.

Des instruments conçus et fabriqués par l'Institut de physique de l'Université de Berne voyageront à bord des sondes de l'Agence spatiale européenne (ESA) et de l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA).

Il s'agit de l'altimètre laser Bela, l'instrument le plus gros et le plus fragile de la mission, et du tout nouveau spectromètre de masse Strofio, souligne l'Université de Berne.

La mission BepiColombo se compose de deux véhicules spatiaux: l'un construit par les Européens, Mercury Planetary Orbiter (MPO), et l'autre par l'agence japonaise, Mercury Magnetospheric Orbiter (MMO).

Les deux véhicules voyageront ensemble vers Mercure dans un système couplé, mais une fois sur place, ils seront placés sur des orbites différentes. Le MMO étudiera l'interaction entre la planète et le vent solaire, tandis que le MPO sera chargé de cartographier la surface de Mercure.

Représentation 3D de la planète

L'objectif de l'altimètre laser Bela, un des éléments à bord du MPO, consiste à mesurer la forme, la topographie et la morphologie de la surface de Mercure. «Bela nous permet essentiellement de créer une représentation 3D de l'ensemble de la planète», explique Nicolas Thomas, codirecteur du projet et directeur de l'Institut de physique de l'Université de Berne.

Le tout nouveau spectromètre de masse Strofio doit de son côté permettre de saisir l'atmosphère très fine de Mercure - l'exosphère - et d'en analyser la composition chimique.

Les chercheurs ont dû concevoir des instruments de sorte à ce qu?ils puissent résister à la chaleur du soleil: sur Mercure, la température peut être dix fois plus élevée que sur la Terre.

Micro-caméras neuchâteloises

Le monde académique n'est par ailleurs pas le seul acteur suisse impliqué dans la mission de recherche BepiColombo. Un équipement neuchâtelois, développé par l'entreprise Micro-Cameras & Space Exploration (MCSE), fait partie du voyage.

MCSE a entièrement réalisé un instrument de bord composé de trois micro-caméras. Celles-ci seront utilisées notamment pour photographier les passages près de Vénus et à l'approche de Mercure.

De son côté, le groupe d'armement et d'aéronautique Ruag a notamment livré la structure du véhicule MPO en panneaux d'aluminium.

(ats)

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