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Les troubles du déficit de l'attention sont une force

Sensibles, empathiques et habitués à devoir surmonter les difficultés, ces enfants pas comme les autres ne sont pas fatalement destinés à l’échec scolaire. Une prise en charge précoce est la clef du succès.

Pour limiter les distractions perturbatrices, les enseignants peuvent proposer à l’enfant avec un TDAH de porter un casque.
Pour limiter les distractions perturbatrices, les enseignants peuvent proposer à l’enfant avec un TDAH de porter un casque.
Matthias Tunger/GETTY

«Au début, j’ai cru que les problèmes de ma fille étaient dus à sa «sale tronche». Son père et moi sommes impulsifs et très actifs, alors je me suis dit que les chiens ne faisaient pas des chats!» explique Valentine*, maman d’une jeune fille de 13 ans. Ce n’est que lorsque Tina* a commencé l’école et qu’elle a présenté des difficultés pour apprendre à lire que sa maman a commencé à suspecter un problème plus important. «Lorsqu’elle a eu 8 ans, je me suis décidée à aller consulter. J’ai malheureusement perdu du temps, car ses enseignants minimisaient les difficultés d’apprentissage de Tina. Après un grand nombre de bilans, chez la logopédiste, chez l’ergothérapeute, chez le neuropédiatre, nous avons eu le diagnostic.» L’adolescente fait partie des 5% de la population à souffrir de TDAH (trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité). «Comme elle ne perturbe pas la classe et qu’elle n’est pas en échec scolaire, c’est compliqué de faire reconnaître son trouble à ces enseignants et à notre entourage. Elle est également dyslexique et dysorthographique», précise Valentine.

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