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Quand la violence juvénile s’observe dans le cerveau

Les jeunes affichant un comportement antisocial ou agressif ont moins de matière grise que les autres

Les graves problèmes de comportement chez l’enfant sont sources d’agressivité chez l’adulte, d’abus de substances et de troubles mentaux.
Les graves problèmes de comportement chez l’enfant sont sources d’agressivité chez l’adulte, d’abus de substances et de troubles mentaux.
Corbis

Que se passe-t-il dans la tête de mon enfant pour qu’il agisse de la sorte? La question taraude bien des parents face à un petit qui adopte un comportement antisocial, violent ou à risque. La réponse pourrait effectivement se trouver en partie enfouie dans ses neurones.

Des scientifiques de l’Université de Birmingham, au Royaume-Uni, ont passé au crible 13 études scientifiques dans lesquelles le cerveau de 394 jeunes affichant des comportements antisociaux ou agressifs a été observé via IRM, ce qui en fait la plus importante recherche du genre. Les résultats de cette métanalyse, publiés en janvier dans l’édition papier du Journal of the american medical association psychatry (JAMA), indiquent que les méninges de ces individus – âgés de 8 à 21 ans – présentent une différence notable avec ceux de personnes considérées comme saines: leur volume de matière grise se révèle significativement moins important, en particulier dans l’amygdale, l’insula et le cortex préfrontal.

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